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La Base, un lieu éphémère à Paris pour booster la mobilisation climat

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- - BORIS HORVAT / AFP

La Base se veut être un bureau pour les ONG "résidentes", espace de coworking pour d'autres organisations, ateliers de confection de pancartes, bar associatif...

Une dizaine d'ONG ont inauguré ce jeudi à Paris "la Base", un lieu collaboratif qui vise, dans les 13 prochains mois, à fédérer et amplifier la mobilisation citoyenne pour une justice climatique et sociale.

Installée sous une grande verrière dans le centre de la capitale, cette "Base pour l'action sociale et écologique" se veut le "point d'ancrage pour un mouvement en accélération" depuis les marches climat organisées à l'automne dans la foulée de la démission du gouvernement de Nicolas Hulot.

"Avec la Base, on est porteurs d'un message radical : on a deux ans pour changer les choses, on ne peut plus attendre", explique Julie Henches, d'Alternatiba. Bureaux pour les ONG "résidentes", espace de coworking pour d'autres organisations, ateliers de confection de pancartes, bar associatif... Cette "fourmilière", qui espère aussi être une porte d'entrée pour des citoyens qui voudraient s'engager, ne restera que 13 mois dans ces locaux, qui doivent ensuite être détruits.

13 mois pour agir

"C'est un lieu éphémère (...) Treize mois, c'est une contrainte créatrice, ça impose un sentiment d'urgence et donc d'énergie", commente Lucas Francou, un des coordinateurs.

S'ils partagent les mêmes objectifs, ces mouvements plutôt jeunes n'ont pas forcément les mêmes modes d'actions, qui vont de la désobéissance civile aux manifestations plus classiques, en passant par l'éducation aux "bonnes pratiques".

"Cela passe aussi par une mobilisation en ligne, il faut porter le message", souligne Astrid Barthélemy, de "Partager, c'est sympa", groupe de "vidéastes-activistes" présents sur YouTube.

La "marche du siècle" en ligne de mire

Parmi les créateurs de la Base, en partie financée par une campagne de financement participatif, on retrouve aussi Notre Affaire à tous, une des quatre associations à l'origine de la pétition "l'affaire du siècle" qui a recueilli plus de 2 millions de signatures soutenant un recours contre l'Etat pour "inaction climatique".

Parmi les participants figurent aussi 350.org ou encore ANV-COP21, dont les militants décrochent depuis quelques jours des portraits d'Emmanuel Macron dans des mairies, FAIR(e) un monde équitable, et Le Consulat, lieu itinérant "pour un art de vivre festif et engagé".

En point de mire pour tous ces militants : la mobilisation des jeunes pour le climat du 15 mars, à l'appel de l'adolescente suédoise Greta Thunberg, et la "marche du siècle" pour le climat prévue le 16 mars dans toute la France. "La suite, c'est un pas de plus pour la construction de ce mouvement pour la justice climatique et sociale", note Elodie Nace, d'Alternatiba et ANV-COP21, insistant sur le fait que "la transition écologique ne va pas sans justice sociale". 

Cyrielle Cabot avec AFP