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Six Français sur dix s'arrêteraient de travailler s'ils gagnaient au loto

Quatre Français sur dix affirment qu'ils continueraient à travailler, s'ils gagnaient au loto.

Quatre Français sur dix affirment qu'ils continueraient à travailler, s'ils gagnaient au loto. - Intervoice TM - Wikimedia Commons - CC

Plus de 6 Français sur 10 assurent "prendre du plaisir" à leur travail. Mais s'ils gagnaient le gros lot à la loterie, ils seraient aussi nombreux à arrêter de travailler.

Que pensent les Français de leur travail? Plus de 100.000 personnes ont déjà répondu à la grande enquête nationale en ligne sur le monde du travail, lancée le 20 septembre par la CFDT pour "remettre" ce thème au cœur du débat politique , annonce mardi le syndicat qui constate de premiers résultats "parfois étonnants".

"Parlons travail", ouverte aux non-adhérents de la CFDT, est "la plus grande enquête sur le travail jamais réalisée en France", selon le syndicat. Elle comporte 172 questions sur 25 thèmes, dont la santé au travail, le temps de travail, la vie au travail, le parcours professionnel, le chômage, les salaires, les discriminations, les syndicats, le sexisme, le stress, la grève...

1 Français sur 3 dort mal à cause de son travail

Les premiers résultats "sont parfois étonnants et beaucoup cassent des idées reçues", souligne la CFDT. Ainsi:

64% des répondants "prennent du plaisir au travail";

60% ne "travaillent pas pour gagner le plus d'argent possible";

38% "continueraient à travailler s'ils gagnaient au Loto";

34% "dorment mal à cause de leur travail";

  • 66% affirment que "s'ils devaient faire leur travail sans chef cela ne changerait rien";

69% "rigolent au travail".

"Parlons travail" vise salariés, fonctionnaires, travailleurs indépendants, demandeurs d'emploi, étudiants ou retraités. 52% des 100.000 premiers répondants sont adhérents à la CFDT, 41,5% ne sont pas syndiqués. 63% sont des salariés du privé, 30% des agents publics, et 3,4% des demandeurs d'emploi. Lors du lancement de l'enquête, Laurent Berger, le secrétaire général de la CFDT, avait affirmé vouloir "remettre la question du travail au cœur du débat public", car "en période électorale, souvent, elle est instrumentalisée ou maltraitée".

  • Cette enquête a été réalisée en partenariat avec Libération et le réseau social Viadeo.
David Namias avec AFP