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Washington accuse Moscou de piratage dans le processus électoral américain

La Maison blanche, à Washington.

La Maison blanche, à Washington. - Karen Bleier - AFP

Washington accuse la Russie d'avoir piraté des organisations politiques et des systèmes électoraux aux Etats-Unis. Moscou a réagi en qualifiant ces accusations de "foutaise".

Le ton est monté, vendredi, entre Washington et Moscou. Après plusieurs affaires de pertes de données ciblant des partis et des institutions politiques américains, les Etats-Unis accusent la Russie d'avoir piraté des organisations et des systèmes électoraux.

Pour le département de la Sécurité intérieure (DHS) et la direction du renseignement américain (ODNI), ça ne fait pas un pli. "Ces vols et ces piratages ont pour but d'interférer dans le processus électoral américain" alors que les Etats-Unis sont en pleine campagne présidentielle, écrivent-ils dans un communiqué commun. 

"Nous pensons, compte tenu de l'étendue et de la sensibilité de ces initiatives, que seuls des hauts responsables russes ont pu autoriser ces activités", ajoute le communiqué.

Des attaques commises depuis des serveurs russes

Ces accusations sont une première, au niveau diplomatique. L'administration américaine était jusque-là restée silencieuse, alors que de nombreux responsables politiques et experts américains avaient accusé la Russie d'être derrière plusieurs affaires de piratage, dont une visant le parti démocrate. 

L'administration américaine accuse "le gouvernement russe d'avoir orchestré les récents piratages d'emails de personnes et d'institutions américaines" publiés sur les sites "DCLeaks.com, WikiLeaks" et "Guccifer 2.0".

En ce qui concerne des attaques sur les systèmes électoraux de plusieurs états américains, Washington estime ne pas être en mesure de prouver l'implication du gouvernement russe, tout en soulignant qu'elles ont été commises à partir de serveurs russes "dans la plupart des cas". 

Washington prépare sa réponse

D'après les responsables politiques et les experts, le but de ces piratages est de semer la confusion au sein de la population et de miner la confiance dans les institutions démocratiques, plutôt que de modifier réellement les résultats de l'élection présidentielle à venir en novembre. 

Dans une formulation plutôt menaçante, Washington a par ailleurs ajouté vendredi qu'elle choisirait "le lieu et l'heure" de la réponse qu'elle entend donner à Moscou. En fin de soirée, Moscou a réagi en qualifiant ces accusations de "foutaise".

C.V. avec AFP