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Venezuela: le vice-président sanctionné par les États-Unis pour trafic de drogue

Le vice-président vénézuélien Tareck El Aissami à Caracas, le 31 janvier 2017

Le vice-président vénézuélien Tareck El Aissami à Caracas, le 31 janvier 2017 - JUAN BARRETO, AFP/Archives

Accusé par Washington de trafic de drogue, le vice-président vénézuélien Tareck El Aissami, a fait part de sa colère, qualifiant les décisions américaines de "misérables et infâme agression".

Le vice-président du Venezuela, Tareck El Aissami, a dénoncé mardi les sanctions que lui ont infligées les Etats-Unis pour trafic de drogue, les qualifiant de "misérable et infâme agression".

"Sur le plan personnel, je reçois cette misérable et infâme agression comme une reconnaissance de ma condition de révolutionnaire anti-impérialiste. NOUS VAINCRONS", a-t-il écrit sur son compte Twitter.

Le probable successeur de Nicolas Maduro

Les Etats-Unis ont imposé lundi des sanctions financières à Tareck El Aissami, "l'aboutissement de plusieurs années d'enquête visant d'importants trafiquants de drogues aux Etats-Unis et démontrant que l'influence et le pouvoir ne protègent pas ceux qui s'engagent dans des activités illégales", selon le communiqué du Trésor américain.

Fils d'un immigré syro-libanais, Tareck El Aissami, 42 ans, l'un des dirigeants les plus influents du Parti socialiste unifié du Venezuela (PSUV), au pouvoir depuis 1999, est considéré comme le successeur probable de Nicolas Maduro. Il a été nommé en janvier à la vice-présidence du pays.

Aide à la livraison de drogues

Le Trésor américain affirme que le vice-président a "facilité la livraison de drogues au Venezuela" par le biais de son contrôle des décollages d'avions d'une base aérienne vénézuélienne, ainsi que de son contrôle des ports. Il "a reçu des paiements pour avoir facilité la livraison de cargaisons de drogues appartenant au réseau vénézuélien de Walid Makled Garcia", ajoute le Trésor.

Tareck El Aissami était auparavant gouverneur de l'Etat d'Aragua, considéré comme l'un des plus violents du pays. Il a aussi été ministre de la Justice durant quatre ans à partir de 2008 sous la présidence d'Hugo Chavez, aujourd'hui décédé. Ironie du sort, Tareck El Aissami s'était justement fait connaître dans le pays grâce à ses actions contre les cartels de drogue.

Les relations entre Washington et Caracas sont tendues depuis l'arrivée au pouvoir en 1999 de Chavez, devenu célèbre pour ses diatribes anti-américaines, des tensions qui se sont poursuivies avec l'élection de son successeur en 2013, Nicolas Maduro, tout aussi virulent contre "l'empire".

G.D. avec AFP