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"Une extermination planifiée": silence à l'Assemblée quand Olivier Faure décrit la réalité d'Alep

Olivier Faure, ce mercredi à l'Assemblée

Olivier Faure, ce mercredi à l'Assemblée - (AN)

Le député et président du groupe PS à l'Assemblée a marqué les esprits mercredi après-midi dans l'hémicycle en interpellant la représentation nationale sur le sort d'Alep, "une ville encerclée, sciemment affamée, scientifiquement pilonnée".

C’est une prise de parole de deux minutes durant laquelle les députés se sont tus, presque unanimement. Le vibrant rappel d'Olivier Faure sur le cauchemar de la cité syrienne a été applaudi à gauche comme à droite.

Le député, nouveau président du groupe PS, a ainsi livré ce mercredi dans un silence et une attention peu communs dans l’hémicycle, la sombre situation d'Alep, ville qu'il a qualifiée "de piège, de souricière".

L’élu parle ainsi de "l’agonie d’une ville, d’un massacre systématisé, d’une guerre au-delà de la guerre, d’une ville encerclée, sciemment affamée, scientifiquement pilonnée".

Le député a pointé la responsabilité de Moscou :

"Les troupes de Bachar al-Assad et ses alliés russes ont délibérément détruit tous les hôpitaux, interdisant même la prise en charge des blessés. Ce n’est pas une guerre, ce n’est même plus une boucherie, c’est une extermination planifiée."

Olivier Faure a poursuivi en dénonçant "l'humanité bafouée à Alep" :

Ces dernières heures ont d'abord été marquées par l'espoir d'un cessez-le-feu. A peine négocié, déjà suspendu. Et c'est sous la pluie, dans le froid que les enfants d'Alep attendent un réveil international.

Cédric Cousseau