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Un religieux saoudien interdit de Twitter

Twitter va adapter sa version mobile au web.

Twitter va adapter sa version mobile au web. - AFP

Un religieux a été interdit de Twitter par une cour spéciale de Ryad en Arabie Saoudite. La cour a considéré que son compte suivi par plus de deux millions de personnes, avait servi à diffuser du contenu de nature à "troubler l'ordre public".

Un religieux saoudien suivi par plus de 2 millions de personnes sur Twitter a été interdit d'utiliser ce réseau social par une cour spéciale de Ryad en charge des "affaires terroristes", a rapporté un quotidien saoudien.

Awad al-Qarni a été reconnu coupable d'avoir diffusé sur Twitter des contenus de nature à "troubler l'ordre public (...) et d'affecter les liens entre les dirigeants et le peuple ainsi que les relations de l'Arabie saoudite avec d'autres pays", a rapporté tard jeudi le site du quotidien saoudien Okaz. Il a été condamné à payer une amende de 100.000 riyals (27.000 dollars), a ajoué Okaz. 

Le quotidien a présenté Awad al-Qarni comme un "célèbre pécheur" sans l'identifier, mais ce dernier a confirmé sur son compte le jugement. "Je suis interdit d'écriture", a-t-il indiqué jeudi soir avant de publier un message vendredi matin dans lequel il remercie ceux qui le suivent sur Twitter.

"Organisation terroriste"

Awad al-Qarni a été "l'un des plus importants religieux du mouvement Sahwa (l'éveil)", selon le spécialiste britannique Toby Matthieson. Ce mouvement s'est développé dans les années 1960 et 1970 en Arabie saoudite "comme une forme moderne d'activisme islamique" et s'est largement répandu auprès des exilés de la mouvance des Frères musulmans, selon un autre expert, le Français Stéphane Lacroix.

En 2010, le religieux avait été poursuivi par la justice égyptienne pour financement des Frères musulmans, un mouvement classé par l'Arabie saoudite, l'Egypte et les Emirats arabes unis sur leurs listes d' "organisations terroristes". Awad al-Qarni, qui a été jugé sans avoir été arrêté, a annoncé son intention de faire appel de ce jugement.

G.D. avec AFP