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Un attentat suicide contre l'armée fait 47 morts à Bagdad

Dans un hôpital de Bagdad, un militaire blessé lors d'un attentat suicide contre un bureau de recrutement de l'armée irakienne reçoit des soins. L'attaque, la plus sanglante dans la capitale irakienne depuis un mois, a fait au moins 47 morts et 77 blessés

Dans un hôpital de Bagdad, un militaire blessé lors d'un attentat suicide contre un bureau de recrutement de l'armée irakienne reçoit des soins. L'attaque, la plus sanglante dans la capitale irakienne depuis un mois, a fait au moins 47 morts et 77 blessés - -

par Waleed Ibrahim et Aseel Kami BAGDAD (Reuters) - Un attentat suicide contre un bureau de recrutement de l'armée irakienne a fait au moins 47 morts.

par Waleed Ibrahim et Aseel Kami

BAGDAD (Reuters) - Un attentat suicide contre un bureau de recrutement de l'armée irakienne a fait au moins 47 morts et 77 blessés mardi dans le centre de Bagdad, a annoncé le vice-ministre de la Santé Khamis al Saad.

Une source militaire a avancé un bilan plus lourd - 51 morts et 121 blessés.

Le 18 juillet, un attentat suicide contre des miliciens pro-gouvernementaux qui venaient toucher leur solde avait fait 39 morts.

Le kamikaze a fait exploser sa charge devant le centre de recrutement de la place Maïdan, installé dans ce qui était le ministère de la Défense du temps de Saddam Hussein, avant l'invasion de 2003.

Selon une source militaire, il y avait peut-être deux kamikazes, une méthode habituellement utilisée par les islamistes sunnites d'Al Qaïda et leurs affiliés.

Les recrues étaient très nombreuses, environ 250, sur place au moment de l'explosion, a rapporté un témoin.

"Nous faisions la queue, nous les jeunes recrues, et il y avait aussi avec nous des officiers et des policiers. Soudain il y a eu l'explosion. Grâce à Dieu, je n'ai été blessé qu'à la main", a dit à Reuters Television l'une des victimes soignée à l'hôpital Al Karkh.

Les tensions et l'incertitude politiques persistent en Irak où les deux principaux partis n'ont pas réussi à s'entendre sur la mise en place d'un nouveau gouvernement cinq mois après les élections législatives du 7 mars qui n'ont pas dégagé de net vainqueur.

L'augmentation des attaques et attentats meurtriers observée ces dernières semaines fait craindre que les insurgés ne profitent de ce vide politique pour relancer les antagonismes intercommunautaires.

L'armée américaine compte réduire ses effectifs en Irak à 50.000 hommes d'ici la fin du mois. Officiellement, ils joueront un rôle consultatif auprès des forces de sécurité irakiennes.

Des statistiques du gouvernement irakien publiées au début du mois montrent que le nombre de civils tués par des bombes et d'autres formes de violence a quasiment doublé en juillet, même si la violence a fortement diminué de façon plus globale dans le pays ces dernières années.

Avec le bureau de Bagdad, Philippe Bas-Rabérin et Guy Kerivel pour le service français