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Ukraine: Johnson met Macron en garde contre la tentation d'une solution négociée "maintenant"

Emmanuel Macron et Boris Johnson (illustration)

Emmanuel Macron et Boris Johnson (illustration) - Andreas Solaro - AFP

Selon le Premier ministre britannique, cela "ne ferait que causer une instabilité durable et donner à Poutine le droit de manipuler les pays souverains", rapporte un porte-parole de son gouvernement.

Le Premier ministre britannique Boris Johnson a mis en garde ce dimanche le président français Emmanuel Macron contre la tentation d'une solution négociée "maintenant" en Ukraine au risque de prolonger "l'instabilité mondiale", a indiqué Downing Street.

Lors d'une rencontre en marge d'un sommet du G7 en Allemagne, les deux dirigeants "ont convenu qu'il s'agissait d'un moment critique pour l'évolution du conflit et qu'il était possible de renverser le cours de la guerre", a indiqué un porte-parole du gouvernement britannique, précisant qu'ils s'étaient accordés pour "renforcer" le soutien militaire à Kiev.

"Le Premier ministre a souligné que toute tentative de régler le conflit maintenant ne ferait que causer une instabilité durable et donner à Poutine le droit de manipuler les pays souverains et les marchés internationaux à perpétuité", a-t-il ajouté.

Johnson refuse tout dialogue avec Poutine

Contrairement à Emmanuel Macron, Boris Johnson refuse tout dialogue avec le président russe Vladimir Poutine, qu'il a qualifié de "dictateur", depuis le début de l'invasion russe de l'Ukraine fin février.

Dans une interview aux médias britanniques, Boris Johnson a estimé que les Occidentaux devaient avoir lors du sommet du G7, suivi d'un sommet de l'Otan à Madrid, "des discussions vraiment, vraiment franches" au sujet des implications de la guerre et des sanctions en termes d'inflation notamment, afin de "protéger l'unité" affichée jusqu'à présent.

"Il va y avoir, de manière réaliste, une certaine fatigue au sein des populations et des classes politiques", a-t-il estimé, reconnaissant une "certaine anxiété" à ce sujet.

E.F. avec AFP