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Turquie: ouverture du procès de 330 putschistes présumés

Des soldats turcs, accusés d'avoir participé au coup d'Etat avorté du 15 juillet, sont escortés vers le tribunal de Mugla, le 20 février 2017

Des soldats turcs, accusés d'avoir participé au coup d'Etat avorté du 15 juillet, sont escortés vers le tribunal de Mugla, le 20 février 2017 - BULENT KILIC, AFP/Archives

Le procès de 330 personnes soupçonnés d'avoir participé au putsch manqué du 15 juillet, s'est ouvert mardi près d'Ankara, sous haute sécurité.

Après le procès de 270 personnes fin janvier, un autre procès impliquant 330 personnes, s'ouvre mardi près d'Ankara, dans une salle d'audience construite spécialement. Les accusés sont soupçonnés d'être impliqués dans le coup d'Etat avorté du 15 juillet

La plupart des 330 accusés sont membres d'une école d'officiers militaires. Ils risquent chacun plusieurs peines de prison à vie, pour des liens présumés avec la tentative de putsch menée l'été dernier par une faction dissidente de l'armée et imputée par Ankara au prédicateur islamiste Fethullah Gülen, exilé aux Etats-Unis.

243 accusés en détention provisoire

Ils sont poursuivis notamment pour assassinat, "tentative de renversement de l'ordre constitutionnel" et "appartenance à une organisation terroriste". Selon l'agence progouvernementale Anadolu, 243 des accusés sont actuellement en détention provisoire.

La procès s'est ouvert sous haute sécurité dans la prison de Sincan près d'Ankara. Un véhicule équipé d'un canon à eau se tenait prêt à intervenir alors qu'un drone survolait les proches des accusés présents sur place, a constaté une journaliste de l'AFP.

Informés d'une attaque terroriste

La salle d'audience, construite pour accueillir jusqu'à 1.558 personnes, était remplie d'agents des forces de l'ordre entourant les accusés.

Le premier interrogé, le cadet Abdülkadir Kahraman, a affirmé que la nuit du putsch manqué, les troupes avaient été approvisionnées en munitions après avoir été informées par leur supérieur qu'il y avait eu une attaque terroriste.

D'autres accusés ont tenu des propos similaires, notamment Arif Ozan Demir qui a déclaré que son commandant avait demandé aux soldats de "se tenir prêts" en invoquant une attaque.

G.D. avec AFP