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Tuerie de Charleston: le procès de Dylann Roof ne sera pas annulé

L'église de Charleston, le jour de sa réouverture, le 21 juin 2015.

L'église de Charleston, le jour de sa réouverture, le 21 juin 2015. - AFP

Le procès du tueur de neuf paroissiens noirs, à Charleston, en 2015, ne sera pas annulé. Il risque une condamnation de réclusion à perpétuité ou la peine de mort.

Le procès de Dylann Roof, qui a perpétré en 2015 la pire tuerie raciste de l'histoire récente des Etats-Unis, ne sera pas annulé en raison du témoignage d'une rescapée qui l'a qualifié de "diable" ayant sa place "en enfer", a affirmé le juge ce jeudi.

Mercredi, une survivante du massacre commis dans une église noire de Charleston, en Caroline du Sud, et qui y a vu mourir son fils sous ses yeux, a dit aux jurés qu'il "n'y a pas de place pour Dylann Roof sur Terre". Il a sa place "au fin fond de l'enfer", a-t-elle ajouté, en sanglots.

En prononçant ces paroles, la témoin a donné son avis sur la sentence qui devrait être réservée à l'accusé de 22 ans, ce qui est interdit, ont dénoncé en substance les conseils de Dylann Roof, qui avait tué de sang froid neuf paroissiens noirs de l'Emanuel African Methodist Episcopal Church le 17 juin 2015.

Dylan Roof a préparé son attentat "raciste"

Pour le jeune solitaire à la coupe au bol, la principale question est en effet de savoir s'il sera condamné à la prison à perpétuité ou à la peine capitale.

Le juge a rejeté la demande d'annulation de procès, estimant que le témoignage était "pertinent" et qu'il relevait davantage du "commentaire religieux que d'une décision sur la sentence", selon un compte-rendu d'audience du journal Post and Courier.

Dylann Roof, qui s'est présenté au deuxième jour d'audience jeudi vêtu d'un pull noir, a minutieusement préparé son attentat "raciste", avait assuré le procureur mercredi. 

Partisan de la suprématie blanche

Le jeune partisan de la suprématie blanche, chez qui on avait notamment retrouvé des croix gammées et autres références nazies, avait repéré à plusieurs reprises les lieux de son forfait, où il avait prétendu le jour du drame participer à une séance d'étude de la Bible. Avant d'ouvrir le feu.

Après une audience empreinte d'une grande émotion mercredi, celle de jeudi doit voir défiler à la barre des membres des forces de l'ordre et des enquêteurs qui s'étaient rendus sur place. 

A.Mi avec AFP