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Témoignages après la prise d’otages de Toulouse

Les forces de l'ordre ont interpellé mercredi en fin de journée le forcené qui retenait 4 otages depuis plusieurs heures  dans une agence bancaire CIC à Toulouse.

Les forces de l'ordre ont interpellé mercredi en fin de journée le forcené qui retenait 4 otages depuis plusieurs heures dans une agence bancaire CIC à Toulouse. - -

Les forces de l'ordre ont interpellé mercredi en fin de journée le forcené qui retenait 4 otages depuis plusieurs heures dans une agence bancaire CIC à Toulouse. Le malfaiteur a été blessé dans l'assaut, ses 2 derniers otages ont été libérés sains et saufs. Témoignages.

Le quartier réputé tranquille de la Côte Pavée, cerné par 150 policiers, avait l'impression mercredi de revivre un cauchemar. C'est à quelques centaines de mètres seulement que Mohamed Merah est mort le 22 mars sous les balles du Raid. Cette fois, il s'agissait d'une prise d'otages - 4 personnes retenues durant près de sept heures dans une banque, une agence du CIC. Les policiers d'élite ont donné l'assaut et libéré indemnes les deux derniers otages retenus dans l'établissement bancaire depuis la fin de matinée par un déséquilibré disant agir par conviction religieuse.

Fethi Boumaza : schizophrène suivi depuis des mois

Fethi Boumaza est âgé de 26 ans, il est originaire de Castres dans le Tarn. Cet homme était connu des services de polices pour des faits de violences. Il était également connu des hôpitaux psychiatriques car il s'est souvent manifesté par des troubles du comportement. Schizophrène, il était suivi depuis des mois mais apparemment, il refusait de suivre son traitement. Fethi Boumaza a expliqué mercredi matin au début de la prise d'otages qu'il n'agissait pas pour de l'argent mais par convictions religieuses. Il a également expliqué vouloir discuter avec les hommes du Raid, ceux qui ont tué Mohamed Merah lors de l'assaut final à quelques centaines de mètres de là. Fethi Boumaza aurait également dit lors des négociations au cours d'une conversation assez décousue, parfois incohérente "qu'il était là en fait pour venger Mohamed Merah".

« Le GIPN a pris d’assaut le bâtiment depuis la ruelle »

Henri a 82 ans. Il habite dans un immeuble juste en face de la banque où a eu lieu la prise d'otages. Il vit au premier étage, à moins de dix mètres. Il a tout vu : « On a vu le GIPN prendre d’assaut le bâtiment depuis la ruelle. Il y en a qui étaient allongés et se faisaient signes avec d’autres du côté de la caserne. On est venu à la fenêtre, on a entendu des coups de pistolets. Alors que ça tirait et que ça courait de tous les côtés, l’homme a été plaqué juste devant la banque. Les ambulanciers sont arrivés avec leur matériel et ils sont restés un bon moment, là juste en bas ».

« Ce garçon, on ne le connaît pas bien »

Jean-Pierre Havrin est l'ancien directeur départemental de la Sécurité Publique, il est aujourd'hui maire adjoint de Toulouse, chargé de la sécurité. Cette prise d'otages a eu lieu à quelques mètres de l'appartement où s'était retranché Mohamed Merah. Pour Jean-Pierre Havrin, « c’est peut-être symbolique. Pourquoi il a choisi cette agence-là ? Est-ce que ça a un rapport avec ce quartier ? C’est l’enquête qui déterminera vraiment le profil de ce jeune homme. Pour l’instant ce garçon, on ne le connaît pas bien. Il faudra voir quelles sont ses motivations et est-ce qu’elles sont raisonnables ou déraisonnables. Les négociations ont été efficaces : deux libérations c’est bien. Il a libéré les deux femmes et n’a gardé que les deux hommes ».

La Rédaction avec Jean-Wilfried Forquès