BFMTV

Syrie: Poutine ordonne à ses troupes d'entamer leur retrait du pays

Vladimir Poutine, le 20 février 2016.

Vladimir Poutine, le 20 février 2016. - Mikhail Klimentyev - AFP

Le président russe et son homologue syrien Bachar al-Assad sont tombés d'accord sur le retrait des troupes russes du pays, tout en maintenant une présence aérienne.

Le président russe Vladimir Poutine a ordonné ce lundi à ses forces armées de quitter la Syrie, quelques mois après les premiers bombardements russes sur le pays, le 30 septembre dernier. Une annonce qui intervient en pleine trêve entre les belligérants, trêve censée permettre à des accords de paix de mettre fin au conflit qui déchire le pays depuis 5 ans et qui a déjà fait plus de 250.000 morts.

Vladimir Poutine et son homologue syrien Bachar al-Assad se sont mis d'accord par téléphone sur le retrait des troupes russes de Syrie, tout en maintenant une présence aérienne, a annoncé le Kremlin.

"Le président de Russie a déclaré que les principales opérations demandées aux forces armées avaient été accomplies. Il a été convenu de retirer la majeure partie des forces aériennes russes", a indiqué le Kremlin dans un communiqué, ajoutant qu'une présence aérienne serait maintenue pour contrôler l'application du cessez-le-feu.

Entretien téléphonique avec Obama

Après cette annonce, Vladimir Poutine s'est entretenu avec le président des Etats-Unis, Barack Obama, à propos de ce "retrait partiel" des forces russes de Syrie annoncé à la surprise générale, a indiqué la Maison Blanche. Les deux dirigeants ont discuté "de l'annonce du président Poutine d'un retrait partiel des forces russes de Syrie et des prochaines étapes nécessaires pour mettre pleinement en oeuvre la cessation des hostilités", a précisé l'exécutif américain dans un communiqué.

Lors de cet appel téléphonique, Barack Obama a salué la baisse des violences en Syrie mais souligné que "la poursuite des actions offensives des forces du régime syrien" risquait d'affaiblir à la fois la cessation des hostilités et le processus de négociation menée par l'ONU. Le président américain a aussi souligné les progrès enregistrés sur l'aide humanitaire mais insisté sur la nécessité pour Damas d'autoriser "un accès complet" à l'acheminement de l'aide humanitaire dans les zones concernées par l'accord, en particulier à la ville rebelle de Daraya près de Damas. Barack Obama a une nouvelle fois souligné qu'une "transition politique" était indispensable pour mettre fin aux violences en Syrie.

la rédaction avec AFP