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"Stoplicenciement.fr", le site de la CGT qui recense les plans sociaux en France

Manifestation devant l'usine de Bridgestone, le 17 septembre 2020 à Béthune (Pas-de-Calais)

Manifestation devant l'usine de Bridgestone, le 17 septembre 2020 à Béthune (Pas-de-Calais) - DENIS CHARLET © 2019 AFP

Des salariés et la CGT de Cargill Haubourdin (Nord) ainsi que de plusieurs autres régions ont lancé un site internet, "stoplicenciement.fr", afin de recenser les plans sociaux en cours sur tout le territoire.

Alors que les plans de sauvegarde de l'emploi (PSE) et autres plans de départs volontaires se multiplient en France, un site internet en a commencé un recensement. Le site "stoplicenciement.fr" dresse une carte de France des plans sociaux en cours.

"Cette initiative est partie de la base et de Cargill Haubourdin avec plusieurs syndicats CGT d'autres régions (Pays-de-Loire, Rhône-Alpes, Midi-Pyrénées...) pour stopper la casse sociale en France", a expliqué Dorian Vallois, délégué syndical CGT de Cargill Haubourdin.

Sur ce site industriel du Nord, un PSE pourrait conduire à 186 licenciements sur 300 personnes employées au total par le géant américain du négoce et de la transformation des matières premières agricoles.

La carte de France recense 112 plans sociaux

"Nous avons de très grosses craintes pour notre avenir et celui des futures générations. Il s'agit d'aider les salariés concernés à se rassembler et à se fédérer", a-t-il ajouté, à l'issue d'une présentation du site par visioconférence.

Outre une carte graphique de l'Hexaginerecensant les plans sociaux (112 recensés à ce jour, parmi lesquels Auchan, Axa, Courtepaille, Luxfer, GE, Michelin, Bosch...), le site invite salariés et syndicats concernés par un PSE localement à remplir un formulaire en ligne afin de s'inscrire dans une base de données qui permet de les mettre en lien et de les rassembler pour "organiser des initiatives collectives", selon le syndicaliste de Cargill.

Le site présente également un "projet de loi" qui obligerait notamment les employeurs à justifier le motif réel des licenciements économiques.

Le nombre de plans de sauvegarde de l'emploi (PSE) a atteint 394 depuis mars, contre 249 sur la même période l'an dernier, selon les dernières statistiques du ministère du Travail.

Dans le cadre de ces PSE initiés du 1er mars au 13 septembre, près de 57.000 ruptures de contrats de travail sont envisagées au total, selon la même source.

F.B. avec AFP