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Soro appelle l'Onu à envisager la force en Cote d'Ivoire

Rue à Abidjan mercredi. La crise s'est accentuée mercredi en Côte d'Ivoire où Guillaume Soro, Premier ministre d'Alassane Ouattara, a appelé le Conseil de sécurité des Nations unies à envisager la force pour contraindre Laurent Gbagbo à quitter le pouvoir

Rue à Abidjan mercredi. La crise s'est accentuée mercredi en Côte d'Ivoire où Guillaume Soro, Premier ministre d'Alassane Ouattara, a appelé le Conseil de sécurité des Nations unies à envisager la force pour contraindre Laurent Gbagbo à quitter le pouvoir - -

par John Irish et Tim Cocks PARIS/ABIDJAN (Reuters) - La crise s'est accentuée mercredi en Côte d'Ivoire où Guillaume Soro, Premier ministre...

par John Irish et Tim Cocks

PARIS/ABIDJAN (Reuters) - La crise s'est accentuée mercredi en Côte d'Ivoire où Guillaume Soro, Premier ministre d'Alassane Ouattara, a appelé le Conseil de sécurité des Nations unies à envisager la force pour contraindre Laurent Gbagbo à quitter le pouvoir.

De son côté, le président de la Banque mondiale, Robert Zoellick, a annoncé que cette dernière gelait ses financements à la Côte d'Ivoire alors que les pays d'Afrique de l'Ouest devraient renforcer cette semaine leurs sanctions économiques contre le pays.

La France, ancienne puissance coloniale, a recommandé à ses ressortissants de quitter la Côte d'Ivoire en précisant qu'il ne s'agissait pas d'une "évacuation", mais d'une "recommandation de prudence".

L'Allemagne et la Grande-Bretagne ont déconseillé à leurs ressortissants de se rendre dans le pays et elles ont invité ceux qui y séjournent à partir. Mardi, le Nigeria avait annoncé qu'il avait évacué son personnel diplomatique de Côte d'Ivoire à la suite d'une attaque de son ambassade.

"ENVISAGER LA FORCE"

Alassane Ouattara, reconnu président de la Côte d'Ivoire par la communauté internationale, a rejeté mercredi la proposition faite la veille par Laurent Gbagbo de faire venir un comité international d'évaluation pour vérifier les résultats du scrutin du 28 novembre.

"Après les sanctions qui n'ont pas produit d'effet, il n'y a qu'une solution qui reste, celle de la force. Et je demande au Conseil de sécurité des Nations unies, à l'Union européenne, à la Cedeao d'envisager la force", a déclaré Guillaume Soro sur i>Télé.

Il a estimé que Laurent Gbagbo avait "sorti les chars" et que "200 personnes (étaient) tombées sous les balles de mercenaires libériens et angolais" depuis le début de la crise, qui a suivi le scrutin présidentiel du 28 novembre.

Le président sortant s'en tient pour sa part à 20 morts.

Robert Zoellick a annoncé à l'issue d'une entrevue à l'Elysée avec Nicolas Sarkozy que la Banque Mondiale avait gelé ses financements à la Côte d'Ivoire.

La "stratégie de partenariat pays" de la Banque mondiale pour la Côte d'Ivoire prévoit environ 575 millions de dollars financements pour la période 2009-2013, selon le site internet de l'institution.

L'Union européenne et les Etats-Unis ont de leur côté imposé des sanctions à Gbagbo et à ses proches pour tenter de l'amener à céder le pouvoir.

Avec Yann Le Guernigou et Gérard Bon à Paris, Nicole Dupont pour le service français