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Somalie: explosion dans un hôtel de Mogadiscio

Des soldats somaliens dans les rues de Mogadiscio, le 15 juillet 2014

Des soldats somaliens dans les rues de Mogadiscio, le 15 juillet 2014 - Mohamed Abdiwahab, AFP/Archives

Au moins six personnes ont été tuées par une forte explosion, sans doute provoquée par un véhicule piégé, dans un hôtel du centre-ville de la capitale somalienne Mogadiscio dimanche après-midi, a affirmé un responsable sécuritaire somalien.

"Nous avons vu six tués, pour la plupart des gardes de sécurité", a affirmé la source, Mohamed Jama. "Les pertes pourraient être plus élevées, nous sommes en train d'enquêter". L'explosion s'est produite dans l'hôtel Jazeera, qui est fréquenté par des membres du gouvernement somalien et des expatriés et abrite plusieurs représentations diplomatiques.

Un panache de fumée noire s'élevait au-dessus du centre-ville. "Il y a eu une puissante explosion à l'hôtel Jazeera. Il y a des victimes mais nous n'avons pas plus de détails pour l'instant", a affirmé Abdirahman Ahmed, un policier. La force de l'Union Africaine qui combat les insurgés islamistes shebab dans le pays (Amisom) a confirmé que le bâtiment visé était l'hôtel Jazeera.

Explosion "la plus puissante jamais entendue dans le quartier"

Mohamed Moalim, un témoin à l'intérieur du bâtiment, a assuré que de nombreuses personnes étaient dans l'hôtel lorsque l'explosion s'est produite, causée selon lui par "un camion chargé d'explosifs". Selon ce témoin, il s'agit de l'explosion "la plus puissante jamais entendue dans le quartier". Abdihakim Ainte, un analyste politique qui réside dans le quartier de l'hôtel, a confirmé qu'une "énorme explosion" avait fait voler ses fenêtres en éclats.

L'attentat n'a pas été revendique pour le moment. Les islamistes shebab avaient déjà ciblé cet hôtel au cours de précédentes attaques. A la tête d'une insurrection armée depuis 2007, le groupe, affilié à Al-Qaïda, est combattu par le gouvernement somalien, que soutiennent les quelque 22.000 soldats kényans, éthiopiens, burundais, ougandais et djiboutiens de l'Amisom.

la rédaction avec AFP