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Royaume-Uni: le "dentiste aux mains sales" compromet 22.000 patients

Un dentiste britannique a été contraint d'arrêter son activité pour n'avoir jamais respecté les règles d'hygiène dans son cabinet.

Un dentiste britannique a été contraint d'arrêter son activité pour n'avoir jamais respecté les règles d'hygiène dans son cabinet. - BFMTV

Un dentiste britannique, qui n'a jamais respecté les normes d'hygiène dans son cabinet en trente ans de métier, a été contraint d'arrêter d'exercer, et ses 22.000 patients ont été appelé à passer des tests de dépistage au VIH.

Il est déjà surnommé le "dentiste aux mains sales". Des milliers de Britanniques ont été appelés mercredi à passer des tests de dépistage du VIH après être passés entre les mains d'un dentiste qui n'a pas respecté les procédures d'hygiène pendant plus de trente ans. Du jamais vu dans l'histoire du service public de santé britannique.

Environ 22.000 patients concernés

Le système de santé public NHS estime à 22.000 le nombre de patients à avoir été soignés en 32 ans dans ce cabinet de Nottingham, au centre de l'Angleterre. Le dentiste, Desmond D'Mello, a été interdit d'exercer pendant un an et demi en juin lorsqu'une vidéo a émergé sur les conditions dans lesquelles il opérait.

La vidéo en question le montrait en train de traiter 166 patients sur une période de trois jours et de commettre des infractions aux normes d'hygiène. Elle révélait par ailleurs que le dentiste stockait son matériel dans les toilettes, au milieu de serpillières usées, ne se lavait pas les mains et ne changeait pas de gants entre deux patients.

Risque faible

Le NHS estime aujourd'hui que les conditions d'hygiène étaient tellement déplorables qu'il a jugé utile d'appeler l'ensemble de ses patients à passer des tests sanguins pour dépister le VIH ainsi que les hépatites B et C.

Le risque est considéré comme faible, d'autant que le dentiste n'est porteur d'aucune de ces maladies selon le NHS, mais suffisamment sérieux pour vérifier. Mais la police enquête notamment sur le lien possible entre la mort d'une jeune femme de 23 ans en août 2013 et le traitement qu'elle avait reçu dans cette clinique quelques mois plus tôt.

A.S. avec AFP