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Roumanie : le social-démocrate Victor Ponta en tête de la présidentielle

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Le Premier ministre social-démocrate Victor Ponta arrive en tête du premier tour de l'élection présidentielle dimanche en Roumanie, selon des sondages réalisés à la sortie des bureaux de vote.

Il recueille entre 41,5 et 38,2% des suffrages, contre 32,1 à 31,2% pour son adversaire de droite Klaus Iohannis, issu de la minorité allemande, selon ces sondages émanant de quatre instituts.

Les deux hommes devraient s'affronter au cours du deuxième tour le 16 novembre.

Révélation de plusieurs affaires de corruption

La campagne électorale a été dominée par la révélation de plusieurs affaires de corruption et une poursuite des règlements de compte entre Victor Ponta et son rival acharné, le conservateur Traian Basescu, qui après deux mandats de cinq ans à la présidence ne pouvait pas se représenter.

Deuxième pays le plus pauvre de l'UE

Le Premier ministre n'a pas révélé grand chose sur ses projets pour la Roumanie, pays le plus pauvre de l'Union européenne après la Bulgarie, mettant surtout en avant son bilan économique et accusant le chef de l'Etat d'avoir paralysé l'exécutif ces deux dernières années. "J'ai voté pour qu'il n'y ait plus de conflit entre le président et le Premier ministre", a indiqué à l'AFP une retraitée bucarestoise, Elena Dobrovu. Le politologue Ovidiu Voicu de la Fondation Soros évoque néanmoins des risques pour l'indépendance de la justice émanant d'un "pouvoir sans partage" concentré entre les mains des sociaux-démocrates si Victor Ponta remportait le présidence, alors que sa coalition de centre gauche dispose d'une très large majorité au Parlement.

Ce scrutin est suivi de près par le milieu des affaires. La Roumanie avait enregistré en 2013 une forte croissance (3,5%). Mais l'introduction de plusieurs taxes au printemps a freiné l'appétit des investisseurs, plongeant le pays au deuxième trimestre dans une récession. Cet ancien pays du bloc communiste souffre également d'une incapacité chronique à gérer correctement les fonds européens, essentiels pour le développement de ses infrastructures, en raison de la corruption et d'une administration inefficace.

K. L. avec AFP