BFMTV

Roumanie: cinq morts dans une attaque d'un hôpital psychiatrique

Deux chambres d'hôpital

Deux chambres d'hôpital - PHILIPPE HUGUEN / AFP

Cinq personnes sont mortes dans l'attaque par un patient d'un hôpital psychiatrique en Roumanie dans la nuit de samedi à dimanche.

Une femme âgée de 88 ans blessée ce week-end par un patient dans un hôpital psychiatrique de Roumanie est morte dans la nuit de dimanche à lundi, portant à cinq morts le bilan de cette attaque, a annoncé la ministre de la Santé roumaine Sorina Pintea.

"Cette patiente souffrant de plusieurs maladies est morte à la suite d'un arrêt cardiaque", a déclaré Sorina Pintea, qui a annoncé la démission de la directrice de l'établissement de Sapoca.

Une enquête a été ouverte sur cet incident, intervenu dans la nuit de samedi à dimanche. Un homme âgé de 38 ans, interné volontairement pour une cure de désintoxication, a frappé à l'aide d'un support de perfusion plusieurs patients de la salle de soins où il se trouvait, avant d'entrer dans la salle voisine et de frapper à nouveau d'autres personnes présentes.

L'homme est en garde à vue

Touchées à la tête, trois des victimes ont péri sur place. Une quatrième, transférée aux urgences de la ville proche de Buzau pour un traumatisme crânien, n'a pas pu être sauvée par les médecins. Neuf autres personnes ont été blessées dans cette attaque. L'agresseur a tenté de fuir mais a été arrêté par un policier et placé en garde à vue.

"Tout s'est passé en moins d'une minute", a assuré la directrice de l'hôpital, Viorica Mihalascu.

Une "longue série d'erreurs"?

Toutefois, Sorina Pintea a mis en doute cette version des faits, faisant état d'une "longue série d'erreurs" de la part du personnel. 

"Il est impossible que personne n'ait entendu le bruit fait par l'agresseur", a-t-elle lancé, ajoutant que le support de perfusion n'aurait pas dû être laissé à la portée des malades.

Tous les hôpitaux psychiatriques du pays feront l'objet d'un contrôle du ministère à la suite de cet incident dramatique, promet le gouvernement.

Alexandra Jaegy avec AFP