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Rougeole sur un navire de la Scientologie: débarquement envisagé pour mercredi

Le Freewinds dans le port de Willemstad, sur l'île de Curaçao, le 5 mai 2019.

Le Freewinds dans le port de Willemstad, sur l'île de Curaçao, le 5 mai 2019. - Raino Mauricia - AFP

Le paquebot a été placé en quarantaine mardi dernier après que le virus a été détecté sur une membre de l'équipage.

Les passagers du bateau de croisière de l'Eglise de la Scientologie à bord duquel un cas de rougeole a été signalé pourraient être autorisés à débarquer à Curaçao mercredi, ont déclaré les autorités sanitaires de l'île caribéenne.

D'après la radio-télévision publique néerlandaise NOS qui cite un correspondant à Curaçao, "trois personnes des autorités sanitaires sont montées à bord" après l'arrivée du bateau afin d'examiner les passagers. Le sang prélevé chez ceux qui n'ont pu prouver avoir déjà été vaccinés contre la rougeole ou déjà contracté ce virus par le passé "doit arriver ce lundi matin" aux Pays-Bas pour y être examiné, a déclaré Izzy Gerstenbluth, épidémiologiste en chef de l'Institut de recherche sanitaire et biomédicale de l'île néerlandaise autonome, située au large du Venezuela.

"J'espère que nous aurons les résultats mercredi. Ensuite nous espérons parvenir à un consensus avec nos partenaires internationaux à propos du protocole à suivre pour les embarquements, les gens qui montent à bord, et les débarquements", a-t-il précisé.

300 passagers à bord

Le navire, le Freewinds, a débarqué mardi à Sainte-Lucie dans les Caraïbes, où il a été placé en quarantaine après que le virus a été détecté chez une membre d'équipage. Il a ensuite quitté l'île de Sainte-Lucie jeudi soir, avec ses 300 passagers à bord, pour arriver à Willemstad à Curaçao, son port d'attache, selon le site de localisation maritime myshiptracking.com. Aucune information n'a filtré sur la façon dont le virus aurait pu arriver sur le navire ou le quitter à des escales précédentes, l'Eglise de Scientologie n'ayant pas livré de commentaire à ce stade. 

Long de 134 mètres, le Freewinds est utilisé pour des retraites spirituelles par l'organisation, classée comme une secte par plusieurs pays, dont la France. Le virus touche de nombreux pays dans le monde, y compris en Amérique du Nord et du Sud, mais avait jusqu'à présent épargné les Caraïbes.

Ambre Lepoivre avec AFP