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Répression en Ukraine: l'UE va étudier des sanctions

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L'Union européenne va étudier des sanctions contre les responsables de la répression en Ukraine, a annoncé mercredi la représentante de la diplomatie européenne, Catherine Ashton. Laurent Fabius, lui, parle de sanctions "probablement"

La violence n'en finit plus en Ukraine. On compte plus d'une vingtaine de morts depuis mardi après les charges violentes des forces de l'ordre. Et l'Union européenne après de nombreuses semaines de silence commence à envisager des sanctions contre le grenier à blé de l'Europe. La représentante de la diplomatie européenne Mme Ashton a convoqué mercredi matin une réunion des ambassadeurs de l'UE chargés des questions de sécurité, au cours de laquelle "toutes les options seront étudiées, y compris des sanctions contre les responsables de la répression et des violations des droits de l'Homme", a-t-elle indiqué dans un communiqué. "Nous espérons que les Etats membres" de l'UE "pourront se mettre d'accord dans l'urgence sur des mesures ciblées contre les responsables de la violence et l'usage excessif de la force", a déclaré le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso.

"Cesser immédiatement les violences"

L'UE est en effet divisée sur les sanctions, a rappelé le chef de la diplomatie belge Didier Reynders. "Il n'y a pas d'unanimité (au sein de l'UE) car plusieurs pays voisins de l'Ukraine ne souhaitent pas s'avancer dans la voie des sanctions en disant que c'est un risque que l'on prend, un risque de voir le régime durcir encore le ton à l'égard de l'opposition", a souligné M. Reynders. Soulignant la "tragique détérioration de la situation en Ukraine", Mme Ashton a "appelé tous les responsables à cesser immédiatement les violences". Elle appelle instamment les autorités et toutes les forces politiques à assumer leurs responsabilités et à rechercher une rapide désescalade en reprenant un véritable processus politique.

"La France a l'intention d'agir"

De son côté, le chef de la diplomatie française, Laurent Fabius, a annoncé mercredi à Paris qu'il y aurait "probablement" des sanctions européennes contre l'Ukraine. Il y aura une "délibération avec nos amis allemands et probablement sanctions", a déclaré M. Fabius, s'exprimant à l'issue d'un Conseil des ministres ordinaire à l'Elysée avant celui qui doit réunir les dirigeants et gouvernements français et allemand. La chancelière allemande Angela Merkel se trouve à Paris.

Le président François Hollande doit par ailleurs s'entretenir au téléphone avec le Premier ministre polonais, Donald Tusk, selon l'Elysée. "On ne va pas rester dans l'indifférence", a enchaîné M. Fabius, "la France a bien l'intention d'agir". "Ce qui s'est passé cette nuit... c'est évidemment une horreur et cela ne peut que susciter l'indignation. Il faut retourner le plus vite possible à une situation apaisée et que les uns et les autres arrivent au dialogue", a poursuivi le ministre. "Mais les gens qui sont responsables de cela ne peuvent pas rester impunis", a-t-il insisté.

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La rédaction