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RDC: deux responsables de la prévention anti-Ebola assassinés

Un homme se fait contrôler sa température dans un centre de prévention anti-Ebola en RDC.

Un homme se fait contrôler sa température dans un centre de prévention anti-Ebola en RDC. - ISAAC KASAMANI / AFP

Deux responsables communautaires, enrôlés dans des campagnes de prévention contre l'épidémie Ebola, ont été assassinés dans l'est de la République démocratique du Congo dans la nuit de samedi à dimanche, a indiqué ce lundi le ministère de la Santé du pays.

Deux "agents de la riposte", des responsables communautaires enrôlés dans des campagnes de prévention anti-Ebola, ont été tués "chacun à leur domicile" entre Beni et Butembo en République démocratique du Congo. "Ces deux prestataires faisaient l'objet de menaces depuis décembre 2018", ajoute le ministère ce lundi dans son bulletin quotidien sur l'épidémie.

Il s'agit d'un chef de rue et d'une femme du quartier qui "avait déjà été attaquée une première fois il y a quelques semaines mais elle avait eu la vie sauve parce qu'elle avait donné de l'argent aux assaillants", détaille le ministère.

Les assaillants "enviaient" les victimes

"Selon plusieurs sources, les assaillants seraient des personnes du même quartier que les deux victimes qui enviaient leurs voisins car ils avaient trouvé un emploi dans la riposte contre Ebola", est-il précisé.

Le ministère de la Santé et ses partenaires, à commencer par l'Organisation mondiale de la Santé (OMS), ont décidé d'impliquer davantage les habitants et leurs représentants pour lutter contre les "résistances" de la population dans la lutte contre l'épidémie d'Ebola.

Ces résistances portent sur la prévention et la vaccination, l'hospitalisation, les enterrements dits "dignes et sécurisés" qui évitent les contacts avec les fluides contagieux du défunt.

Un médecin-épidémiliogiste camerounais, envoyé par l'OMS dans le cadre de la lutte anti-Ebola, avait été tué dans l'attaque d'un hôpital à Butembo le 20 avril. A Butembo et dans une zone de santé voisine, les deux centres de traitement d'Ebola (CTE) avaient été attaqués.

Alexandra Jaegy avec AFP