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Plus de 160 pays réunis à l'ONU pour signer l'accord sur le climat

165 pays vont signer à l'ONU l'accord de Paris sur le climat

165 pays vont signer à l'ONU l'accord de Paris sur le climat - LOIC VENANCE, AFP/Archives

Plus de 160 pays vont signer ce vendredi au siège de l'ONU à New-York un accord international destiné à ralentir le réchauffement climatique. S'il est signé, l'accord pourrait entrer en vigueur dès 2017.

Ils seront plus de 160 pays à signer ce vendredi à New York un accord international destiné à ralentir le réchauffement de la planète, avec l'espoir de maintenir l'élan donné par la conférence de Paris de décembre.

Une soixantaine de chefs d'Etat et de gouvernement sont attendus au siège de l'ONU, dont le président français François Hollande, le vice-premier ministre chinois Zhang Gaoli, le Premier ministre canadien Justin Trudeau, le secrétaire d'Etat américain John Kerry et le Premier ministre italien Matteo Renzi.

Même la présidente du Brésil Dilma Rousseff, menacée de destitution, doit faire le voyage. Elle devrait en profiter pour dénoncer devant ses pairs le "coup d'Etat" dont elle s'estime victime de la part du Parlement.

Côté célébrités, l'acteur récemment oscarisé et militant écologiste Leonardo DiCaprio devrait être de la partie, pour galvaniser les énergies.

Barack Obama et Vladimir Poutine absents

"Jamais un accord international n'aura été signé par autant de pays en un seul jour", a souligné en amont la ministre française de l'Environnement Ségolène Royal, qui préside la COP21. En tout, 165 pays seront représentés.

Le précédent record datait de 1982, quand 119 pays avaient paraphé la Convention de l'ONU sur le droit de la mer.

Ségolène Royal, a minimisé l'absence de certains dirigeants de pays clés, car grands pollueurs, comme le président américain Barack Obama et son homologue russe Vladimir Poutine, ou encore le Premier ministre indien Narendra Modi: "Que certains ne soient pas là n'affaiblit pas l'accord".

Une entrée en vigueur pour 2017 ? 

Mais la signature n'est qu'une première étape. L'accord n'entrera en vigueur que lorsque 55 pays responsables d'au moins 55% des émissions de gaz à effet de serre l'auront ratifié, ce qui pourrait intervenir dès 2017. Le texte restera ouvert pendant un an à la signature des 195 pays qui l'ont négocié.

Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon souhaite que les pays s'engagent ce vendredi à ratifier rapidement, afin de "faire comprendre aux gouvernements et au monde des affaires qu'il est temps d'intensifier l'action sur le climat".

Limiter la hausse des températures

Car le temps presse. Le mois dernier a été le mois de mars le plus chaud jamais enregistré, selon les météorologues américains. Et ce record de température a été battu pendant onze mois consécutifs, une série inédite en 137 ans de relevés.

L'accord de Paris engage ses signataires à limiter la hausse de température "bien en-deçà de 2°C" et à "poursuivre leurs efforts" pour limiter cette hausse à 1,5°C. Cet objectif très ambitieux demandera une volonté soutenue et des centaines de milliards de dollars pour assurer la transition vers des énergies propres.

Schéma sur les principaux points de l'accord sur le climat de Paris
Schéma sur les principaux points de l'accord sur le climat de Paris © Iris ROYER DE VERICOURT, AFP/Archives

Une ratification nécessaire de deux grands pollueurs

Pour atteindre rapidement le seuil des 55 pays/55%, il faudra qu'au moins un ou deux des grands pollueurs (Etats-Unis, Chine, Union européenne, Russie, Inde) ratifie. Pékin (responsable de 20% des émissions) et Washington (18%) ont promis de le faire avant la fin de l'année.

Du côté américain, l'accord a été négocié de telle façon que Barack Obama n'aura pas besoin de l'aval d'un Congrès contrôlé par les républicains, hostiles au texte.

Historique des négociations autour du changement climatique
Historique des négociations autour du changement climatique © Iris Vericourt, Jonathan STOREY, AFP/Archives

Comme beaucoup de grandes réunions internationales, celle-ci donnera l'occasion d'entretiens bilatéraux.

Ainsi après une première rencontre mardi, les chefs de la diplomatie américain et iranien, John Kerry et Mohammad Javad Zarif, doivent reparler ce vendredi de l'application de l'accord historique de juillet 2015 sur le programme nucléaire iranien.

la rédaction avec AFP