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Petit bras de fer entre la militante écologiste Greta Thunberg et les chemins de fer allemands

Greta Thunberg à Turin, le 13 décembre 2019

Greta Thunberg à Turin, le 13 décembre 2019 - FILIPPO MONTEFORTE / AFP

La compagnie ferroviaire allemande Deutsche Bahn a répondu à la jeune militante écologiste qui avait tweeté une photo la montrant en train de voyager par terre dans un train bondé.

L'activiste écologiste suédoise Greta Thunberg a déclenché l'ire des chemins de fer allemands Deutsche Bahn après avoir écrit sur Twitter qu'elle avait été forcée de voyager par terre dans un train bondé à son retour de la COP25 en Espagne.

Greta Thunberg s'insurge contre la Deutsche Bahn

La photo montre la jeune militante de 16 ans assise dans un train, entourée de ses valises alors qu'elle traversait l'Allemagne dans des trains bondés. La compagnie ferroviaire allemande a répondu sur les réseaux sociaux que Greta Thunberg voyageait en première classe. 

"Chère Greta, merci pour votre soutien aux employés des chemins de fer dans notre combat contre le changement climatique. Nous sommes contents que vous ayez voyagé sur le ICE 174 (train à grande vitesse) samedi," a écrit la compagnie allemande.
"Il aurait été plus gentil si vous aviez également fait mention de la façon aimable et compétente dont vous avez été traitée par notre personnel en première classe," a précisé la Deutsche Bahn.

La compagnie ferroviaire n'a toutefois pas démenti que la jeune fille n'avait pas trouvé de siège avant Francfort, à mi-chemin de son voyage entre Bâle et Hambourg.

L'affluence dans les trains, un bon signe pour la militante écologiste

Greta Thunberg a répondu que son train depuis Bâle avait été annulé et que ses amis et elle-même avaient dû s'asseoir par terre dans deux trains avant de trouver une place en première classe à partir de Goettingen.

"Bien sûr ce n'est pas un problème et je n'ai jamais prétendu que c'en était un. Des trains bondés sont bon signe parce qu'ils montrent que la demande pour les voyages en train est élevée", a-t-elle ajouté.

La militante écologiste aux 3,6 millions d'abonnés sur Twitter qui refuse de voyager en avion pour limiter son empreinte carbone, avait été critiquée la semaine dernière par le président américain Donald Trump qui avait ironisé sur son indignation écologique en affirmant qu'elle devrait "apprendre à gérer sa colère".

R.Ga avec AFP