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Otages français libérés: un "soulagement", a réagi le père de Patrick Picque

Les deux Français devraient être rapatriés samedi ou dimanche à Paris.

Après la libération par l'armée française de quatre otages dont deux Français lors d'une intervention dans le nord du Burkina Faso, on en sait un peu plus sur le rapatriement de ces derniers. Comme l'a annoncé la famille de l'un des otages, Patrick Picque, tous deux devraient être rapatriés ce week-end jusqu'en France. 

"Soulagement"

Les deux otages doivent arriver samedi ou dimanche à Paris, a indiqué Jean-Claude Picque, le père de Patrick, enlevé le 1er mai lors d'un séjour au Bénin. Il a exprimé son "soulagement": "C'est une bonne nouvelle. On va monter à Paris les accueillir à l'avion. On y sera", a-t-il réagi.

De son côté, interrogée sur notre antenne, Denise Picque a détaillé la chronologie de ces dernières heures: "Sincèrement, on était vraiment dans l'inquiétude. On n'a pas passé de bonnes nuits. On m'a dit qu'ils étaient en bonne santé mais ils ont quand même tué deux Français".

Domiciliés à Barenton, dans la Manche, ils ont affirmé avoir appris par un appel du Quai d'Orsay, vendredi matin, que leur fils avait été libéré. "On nous avait dit qu'une prise d'otages, ça peut être très long. Finalement, cela s'est bien passé, mais pour les militaires, non", a-t-il regretté.

Quatre otages au total

Hormis les deux Français, une Américaine et une Sud-coréenne ont été libérées dans la nuit de jeudi à vendredi, lors d'une intervention "complexe" dans le nord du Burkina Faso, au cours de laquelle deux militaires français ont été tués, ont annoncé ce vendredi les autorités.

Patrick Picque et Laurent Lassimouillas avaient été enlevés le 1er mai dernier lors d'un séjour touristique au Bénin, pays jusque-là épargné par l'insécurité en Afrique de l'Ouest, où opèrent de nombreux groupes jihadistes liés à Al-Qaïda et à l'organisation Daesh.

Le corps du guide béninois des deux enseignants français avait été retrouvé le 4 mai dans le parc national de la Pendjari.

Hugo Septier avec AFP