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Obama-McCain, l'UMP n'a pas choisi...

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Yves Jégo et Hervé Mariton, tous deux membres de l’UMP, se sont affrontés au sujet de l’élection présidentielle américaine.

L'un est secrétaire d'Etat à l'Outre-Mer, l'autre est député de la Drôme. Ils font tous les deux partie de l'UMP. Mais Yves Jégo et Hervé Mariton soutiennent chacun un candidat différent pour la présidentielle américaine. Yves Jégo a ainsi expliqué son choix d'Obama : « Si j'étais Américain, je voterais Obama. D'abord parce qu'il est métis et que je crois que ça peut changer l'histoire de la planète d'avoir un métis qui devient l'homme le plus puissant de la Terre, et qu'aux Etats-Unis c'est un enjeu qui est quand même important. C'est un pays qui a vécu bien des affres autour de ces questions raciales. Et puis je pense que le monde est plus aux démocrates qu'aux libéraux, et que l'actualité récente a montré que le libéralisme pur et dur entraînait un certain nombre d'inconvénients. J'ai eu le sentiment que les démocrates savaient corriger les choses. Mais c'est un engagement personnel et je ne représente pas ici le gouvernement français. »

« Obama ressemble à Besancenot, ce n’est pas un compliment »

Face à lui, Hervé Mariton a défendu John McCain : « Je préfère McCain, exactement pour les mêmes raisons qu'Yves Jégo : je ne suis pas favorable à la discrimination positive, et je considère que ce n'est évidemment pas parce qu'Obama est métis qu'il ne devrait pas être élu, mais quand j'entends Yves Jégo exprimer cet argument en premier, je suis un tout petit peu surpris et perplexe. Deuxième point, sur la politique économique, je suis un libéral. Je constate que chez McCain il y a une vision libérale pragmatique corrigée et ajustée à ce que les temps d'aujourd'hui demandent, alors que chez Obama on est sur une proposition beaucoup plus confuse, que je trouve très démagogue. Pour dire les choses très vite, très fort, je trouve qu'il ressemble drôlement à Besancenot : un mélange de démagogie et de familiarité. Besancenot ressemble à Obama, et dans ma bouche ce n'est pas un compliment. Ce mélange entre la démagogie, très présente chez Obama, et cette volonté de « faire mode », c'est quelque chose qui m'inquiète un peu pour l'avenir. Et je trouve très curieux que ceux qui sont les plus anti-Américains dans notre pays soient ceux qui adhèrent le plus, en choisissant Obama, à une vision mystérieuse et un brin inquiétante. »

La rédaction-Bourdin & Co