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Nomination d'évêques: le Vatican signe un accord préliminaire historique avec la Chine

Le pape François - Image d'illustration

Le pape François - Image d'illustration - anek SKARZYNSKI / AFP

Le pape François a reconnu les sept évêques nommés sans son aval par Pékin, annonce le Saint-Siège.

C'est une décision attendue de longue date par les quelque 12 millions de catholiques chinois. Ce samedi, le Vatican a annoncé samedi un accord préliminaire historique avec le régime communiste de Pékin sur la nomination d'évêques, pomme de discorde depuis des décennies entre le Saint-Siège et l'Empire du milieu. Deux ans après l'arrivée des communistes au pouvoir, en 1951, les relations diplomatiques avaient en effet été rompues.

Depuis près de 70 ans, les pratiquants chinois sont ainsi déchirés entre une Eglise "patriotique" contrôlée par le régime communiste et une Eglise clandestine qui ne reconnaît que l'autorité du pape.

Les détails de l'accord pour éliminer cette distinction devaient être annoncés en début d'après-midi. D'ores et déjà, le Vatican a annoncé que le pape François reconnaissait les sept évêques nommés sans son aval par Pékin. 

Négociations entamés dans les années 1980

L'accord préliminaire a été signé samedi à Pékin entre les deux chefs des négociations, Mgr Antoine Camilleri, sous-secrétaire d'Etat auprès du Saint-Siège et Wang Chao, vice-ministre des Affaires étrangères de la République populaire de Chine.

"Il concerne la nomination d'évêques, une question de grande importance pour la vie de l'Eglise, et il crée les conditions pour une plus grande collaboration au niveau bilatéral", a précisé le Saint-Siège dans un communiqué. 

Les signataires espèrent que l'accord pourra "favoriser un processus fructueux et tourné vers l'avenir dans le domaine du dialogue institutionnel et contribuer positivement à la vie de l'Eglise catholique en Chine, au bien commun du peuple chinois et à la paix dans le monde".

"Ceci n'est pas la fin d'un processus, c'est le début", a commenté le porte-parole du Vatican, Greg Burke, en évoquant les fruits d'une "écoute patiente de part et d'autre".

"L'objectif de l'accord n'est pas politique mais pastoral, permettant aux fidèles d'avoir des évêques en communion avec Rome mais en même temps reconnus par les autorités chinoises", a-il insisté.

Le Saint-Siège avait relancé depuis plus de trois ans ces interminables négociations entamées dès les années 1980.

HS avec AFP