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Nigeria : plus de 50 morts dans l'attaque de Boko Haram contre une mission pétrolière

Vue du nord-est du pays où l'attaque s'est produite.

Vue du nord-est du pays où l'attaque s'est produite. - STEFAN HEUNIS / AFP

Plusieurs dizaines de personnes sont mortes depuis mardi au Nigéria en raison de l'attaque d'une mission pétrolière par Boko Haram, groupe islamiste ayant fait allégeance à Daesh en 2015, selon un bilan qui s'est alourdi ce jeudi soir.

Plus de 50 personnes ont été tuées lors de l'attaque menée mardi par Boko Haram, groupe ayant fait allégeance à Daesh (et rebaptisé "Etat islamique en Afrique de l'ouest" depuis), contre une mission pétrolière dans le nord-est du Nigeria, ont indiqué jeudi des sources médicales et humanitaires.

"Le bilan ne cesse de s'aggraver", a déclaré une source impliquée dans les suites de l'embuscade menée près Magumeri, ajoutant: "Nous en avons maintenant plus de 50 et de nouveaux corps arrivent". 

"Des hommes soupçonnés d'être des terroristes de Boko Haram ont tendu une embuscade contre les gardes et une équipe de la Nigerian National Petroleum Company (NNPC) revenant d'une mission d'exploration" mardi après-midi dans la région de Magumeri, dans l'Etat de Borno, avait déclaré au plus préalable le porte-parole de l'armée, Sani Usman, dans un communiqué. La production de pétrole est concentrée dans le delta du Niger (sud) depuis sa découverte en quantités commerciales en 1956. 

L'insurrection dure depuis 2009

Mais les attaques et sabotages répétés de rebelles revendiquant un meilleur partage des ressources ont poussé le gouvernement à prospecter ailleurs. Des explorations ont été lancées sur un territoire allant de l'Etat de Benue (centre) au nord-est où sévit Boko Haram.

Le groupe, qui mène une insurrection sanglante depuis 2009, utilise les enlèvements comme une arme de guerre dans le conflit. Des milliers de femmes et de filles ont été enlevées pour être mariées de force ou servir de bombes humaines tandis que les hommes et les garçons ont été forcés à se battre contre l'armée. 

R.V. avec AFP