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Népal: forcer une femme à l'"exil menstruel" désormais passible de prison

Des vendeuses de légumes népalaises à Surkhet, au Népal, le 7 février 2017

Des vendeuses de légumes népalaises à Surkhet, au Népal, le 7 février 2017 - Prakash MATHEMA, AFP/Archives

Le Parlement népalais a approuvé mercredi une loi qui prévoit notamment une peine de prison pour quiconque force une femme à l'"exil menstruel".

Le Parlement népalais a approuvé mercredi une loi condamnant une pratique liée à l'hindouisme selon laquelle les femmes sont bannies du foyer le temps de leurs règles.

Trois mois d'emprisonnement

Selon cette tradition appelée "chhaupadi", les femmes sont alors considérées comme impures et, dans nombre de communautés au Népal, elles sont obligées de dormir dans une hutte éloignée.

Selon la nouvelle loi, quiconque forcera une femme à se plier à cette tradition est désormais passible d'une peine de trois mois de prison, d'une amende de 3.000 roupies (environ 30 dollars), ou des deux.

"Une femme qui a ses règles ou se trouve en état postnatal ne doit pas être confinée à la 'chhaupadi', subir une discrimination similaire, ou faire l'objet d'un quelconque traitement inhumain", dispose la loi.

Le texte, approuvé à l'unanimité, n'entrera en vigueur que d'ici un an.

Pendant la "chhaupadi", les femmes n'ont pas le droit de toucher la nourriture destinée aux autres, ni les icônes religieuses, le bétail ou les hommes. Dans certaines régions du Népal, les femmes venant tout juste d'accoucher doivent passer jusqu'à un mois dans la hutte bâtie à l'extérieur de la maison, aussi appelée "chhau goth".

Officiellement, la chhaupadi est interdite depuis une décennie, mais la pratique perdure.

C.Br. avec AFP