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Mystère du sous-marin danois: le tronc repêché est celui de la journaliste

La journaliste suédoise Kim Wall, dans une photo diffusée le 12 août 2017 par sa famille

La journaliste suédoise Kim Wall, dans une photo diffusée le 12 août 2017 par sa famille - Tom WALL, TT News Agency/AFP/Archives

Portée disparue depuis le 10 août lors d'un reportage dans un sous-marin artisanal, Kim Wall est morte et son corps a été démembré.

C'est la fin d'un mystère qui dure depuis près de deux semaines. Les proches de Kim Wall ont désormais la certitude que la journaliste suédoise est morte. L'autopsie d'un tronc humain retrouvé dans les eaux du Danemark a confirmé la terrible nouvelle, ont précisé les autorités locales ce mercredi.

"L'ADN du tronc correspond à celui de Kim Wall", a indiqué la police danoise sur son compte Twitter.

La tête, les bras sectionnés

Portée disparue depuis le 10 août, Kim Wall, une journaliste aguerrie de 30 ans, qui avait notamment collaboré avec The Guardian ou le New York Times, avait embarqué ce jour-là à bord d'un sous-marin artisanal, le Nautilus, en compagnie de l'inventeur et concepteur danois de l'engin. Son compagnon avait donné l'alerte le lendemain alors que le propriétaire du submersible, Peter Madsen, était secouru par les autorités danoises dans les eaux de l'Öresund, entre les côtes du Danemark et de la Suède, peu avant le naufrage de son sous-marin.

Pour la police danoise, Peter Madsen aurait intentionnellement sabordé son sous-marin, qui est actuellement inspecté par la police scientifique. Lors de ses premières auditions, l'inventeur avait affirmé avoir débarqué la journaliste, en vie, sur la pointe de l'île de Refshaleøen, à Copenhague, dans la soirée du 10 août. Plus tard, en garde à vue, il avait avoué que Kim Wall avait été victime d'un accident et qu'il avait jeté son corps dans la baie de Køge.

C'est à cet endroit, situé à 50 kilomètres au sud de Copenhague, qu'un promeneur a découvert lundi le tronc de la journaliste. Mais les premières constatations contredisent la version de Peter Madsen: les bras, les jambes et la tête ont été "délibérément sectionnés", assurent les autorités danoises.

J.C.avec AFP