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Syrie: Paris, Londres et Washington veulent "des actes concrets et vérifiables"

François Hollande a reçu lesles ministres américain et britannique des Affaires étrangères, John Kerry et William Hague.

François Hollande a reçu lesles ministres américain et britannique des Affaires étrangères, John Kerry et William Hague. - -

François Hollande et les chefs des diplomaties américaine et britannique ont annoncé lundi vouloir travailler à une résolution du Conseil de sécurité de l'ONU "dans la semaine".

François Hollande et les chefs des diplomaties américaine et britannique, John Kerry et William Hague, se sont réunis lundi matin à l'Elysée, en compagnie du ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius, pour discuter de l'action à mener contre le régime syrien.

Deux jours après l'accord américano-russe à Genève, ils ont jugé "essentiel" de parvenir à "une résolution forte, robuste et contraignante" à l'ONU sur la Syrie, a indiqué la présidence française.

Le président français et les chefs des diplomaties américaine et britannique ont annoncé souhaiter "un calendrier précis" pour le contrôle et le démantèlement de l'arsenal chimique du régime syrien. François Hollande lui-même a souligné au cours de la rencontre que les trois alliés devaient "garder la ligne de la fermeté qui a permis d'enclencher ce processus diplomatique et de la solidarité".

La Syrie devra faire face à des "conséquences sérieuses" si la résolution du Conseil de Sécurité de l'Onu, a avancé le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius, à l'issue de la rencontre.

Une résolution "dans la semaine"

"Nous voulons très vite des actes concrets et vérifiables", a expliqué Laurent Fabius. Les trois alliés souhaitent en effet travailler à une résolution du Conseil de sécurité de l'ONU "dans la semaine".

Ils estiment que le rapport de l'ONU, sur le massacre chimique du 21 août qui doit être publié lundi, présente "sans doute une occasion favorable d'avancer sur ce sujet".

Un soutien à l'opposition syrienne

Laurent Fabius, a également annoncé lundi l'organisation la semaine prochaine à New York d'une "grande réunion internationale autour de la coalition nationale syrienne". "Nous savons que pour négocier une solution politique, il faut une opposition forte", a expliqué le chef de la diplomatie française.

K.L. avec AFP