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Syrie: au moins 250 civils tués dans la Ghouta orientale depuis dimanche

La ville d'Hamouria sous les bombardements, dans la Ghouta orientale le 20 février 2018.

La ville d'Hamouria sous les bombardements, dans la Ghouta orientale le 20 février 2018. - Abdulmonam Eassa - AFP

Depuis dimanche, au moins 250 civils ont été tués dans la Ghouta orientale, une enclave rebelle à l'est de Damas, sous les bombardements aériens des armées syrienne et russe.

Plus d'une centaine de civils ont été tués mardi dans de violents bombardements aériens des armées syrienne et russe sur la Ghouta orientale, une enclave rebelle assiégée à l'est de Damas, a déclaré l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH). 

Selon l'Observatoire, le bilan de cette sanglante campagne, qui annonce un assaut terrestre, s'établit à 17 morts dimanche, 127 lundi et 106 mardi, soit 250 civils tués en trois jours. 

L'armée de l'air russe, soutien du régime syrien, a bombardé mardi la Ghouta orientale pour la première fois depuis trois mois, touchant notamment un des principaux hôpitaux de la région, à Arbine, désormais hors service. Plusieurs hôpitaux sont dans ce cas. 

400.000 personnes prises au piège dans l'enclave

L'Unicef a manifesté mardi sa colère en une seule phrase: "Aucun mot ne rendra justice aux enfants tués, à leurs mères, leurs pères, et à ceux qui leur sont chers".

L'opposition syrienne en exil a dénoncé "une guerre d'extermination" et le "silence international" face aux "crimes" du régime de Bachar al-Assad dans la guerre qui ravage la Syrie depuis bientôt sept ans.

Les bombardements de civils "doivent cesser maintenant", a exigé le coordinateur de l'ONU pour l'aide humanitaire en Syrie, Panos Moumtzis, tirant le signal d'alarme pour les quelque 400.000 personnes prises au piège dans l'enclave rebelle, qui est le dernier fief de l'opposition près de la capitale syrienne.

L.A., avec AFP