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Syrie: 13 religieuses libérées contre 150 prisonnières

Les religieuses de Maaloula, après leur libération le 10 février 2014.

Les religieuses de Maaloula, après leur libération le 10 février 2014. - Crédits photo : nom de l'auteur / SOURCE

13 religieuses et leurs trois auxiliaires avaient été enlevées le 3 décembre à Maaloula, en Syrie, et ont été retenues depuis par des jihadistes.

Elles sont arrivées dans un état d'extrême fatigue à Jdaidet Yabous, poste-frontière syrien situé sur la frontière avec le Liban. Les religieuses enlevées par des jihadistes début décembre à Maaloula ont été libérées dans la nuit de dimanche à lundi en échange de 150 prisonnières détenues par le régime syrien.

Les 13 religieuses et leurs trois auxiliaires avaient été enlevées le 3 décembre dans leur couvent de Maaloula, une ville connue pour ses nombreuses églises et ses refuges troglodytiques datant des premiers siècles du christianisme. Elles étaient depuis détenues à Yabroud, bastion rebelle près de la frontière libanaise, par le Front Al-Nosra, la branche syrienne d'Al-Qaïda.

Elles sont arrivées à Jdaidet Yabous après un éprouvant voyage de neuf heures. Assise sous un grand portrait de Bachar el-Assad, l'une des religieuses a assuré qu'elle et ses compagnes avaient été "bien" traitées pendant leur captivité.

Un échange avec des prisonnières détenues par le régime syrien

Le Front Al-Nosra "nous donnait tout ce qu'on demandait" et "personne ne nous a importunées", a-t-elle déclaré, démentant des rumeurs selon lesquelles les ravisseurs auraient obligé les religieuses à ôter leurs croix.

La libération de ces 16 femmes a été obtenue en échange de la remise en liberté de 150 prisonnières détenues par le régime syrien, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH). Le chef de la Sûreté générale et médiateur-clef de cet échange, Abbas Ibrahim, a confirmé que l'accord pour la libération des religieuses "impliquait la remise en liberté de plus de 150 personnes en échange", selon l'agence nationale de presse libanaise.

Des dizaines de milliers de prisonniers sont détenus dans les geôles du régime de Damas, où la torture et les mauvais traitements sont systématiques, selon les groupes de défense des droits.

A. D. avec AFP