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Otages en Syrie: la France a-t-elle versé une rançon de 13 millions d'euros?

De gauche à droite: Didier François, Edouard Elias, Pierre Torrès et Nicolas Hénin.

De gauche à droite: Didier François, Edouard Elias, Pierre Torrès et Nicolas Hénin. - -

INFO BFMTV - Selon l'hebdomadaire allemand Focus, la France a versé la somme de 18 millions de dollars pour la libération des quatre journalistes enlevés en Syrie en juin 2013. Le gouvernement "dément catégoriquement".

La France a-t-elle payé une rançon pour la libération des quatre journalistes français enlevés en Syrie? Non, a affirmé le président François Hollande le 20 avril. Oui, selon l'hebdomadaire allemand Focus, qui avance la somme de 18 millions de dollars.

De son côté, le gouvernement "dément catégoriquement les informations" du magazine Focus sur les otages et "réitère la position de France, rappelant qu'il ne verse pas de rançon", a déclaré une source ministérielle à BFMTV.

Didier François et Edouard Elias avaient été enlevés au nord d'Alep le 6 juin 2013; Nicolas Hénin et Pierre Torrès, le 22 juin à Raqqa. Tous ont été retrouvés par une patrouille de l'armée turque dans la nuit du 19 au 20 avril dans le no man's land de la frontière séparant la Turquie et la Syrie.

D'après Focus, les fonds ont été convoyés vers Ankara par le ministre français de la Défense Jean-Yves Le Drian, puis versés aux ravisseurs par l'intermédiaire des services secrets turcs. L'hebdomadaire allemand cité des sources proches de l'Otan à Bruxelles.

L'espionnage français informé dès le début

Selon des experts de l'Otan, l'espionnage français a été informé dès le début de la prise d'otage du lieu de détention des quatre journalistes, mais a renoncé à une intervention armée pour les libérer en raison des combats qui secouent la Syrie, indique également le magazine.

Le 20 avril dernier, François Hollande avait pour sa part affirmé que la France ne payait "pas de rançon": "c'est un principe très important pour que les preneurs d'otages ne puissent être tentés d'en ravir d'autres. Tout est fait par des négociations, des discussions", avait-il assuré.

M. T. avec AFP