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Israël

Gaza: 5 enfants palestiniens tués par les frappes israéliennes

Au moins quatre enfants ont perdu la vie, mercredi 16 juillet, lors de bombardements à Gaza.

Au moins quatre enfants ont perdu la vie, mercredi 16 juillet, lors de bombardements à Gaza. - -

Après la mort du premier civil israélien mardi, Israël est décidé à faire "payer" le Hamas. Comme il l'avait promis la veille après l'échec du cessez-le-feu, les raids se sont intensifiés sur Gaza.

Seize morts, dont cinq enfants. Tel est le bilan, encore très provisoire, du 9e jour de l'opération militaire israélienne "Bordure protectrice".

Comme Israël l'avait annoncé la veille après l'échec d'une initiative de trêve, le pays a intensifié dans la nuit de mardi à mercredi ses raids sur Gaza, en bombardant les domiciles de plusieurs responsables du Hamas palestinien. L'Etat hébreu a même demandé, ce mercredi, à 100.000 habitants du nord de la bande de Gaza d'évacuer leur domicile. Un appel qui n'a pas entraîné d'exode, malgré la recrudescence des violences.

40 raids durant la nuit, des enfants tués la journée

Une quarantaine de raids ont été menés durant la nuit selon l'armée, qui ont visé en particulier les maisons d'un haut responsable de la sécurité du Hamas, Fathi Hammad, et le député Ismail al-Ashqar, à Jabalia (nord).

Selon un bilan encore provisoire ce mercredi, seize Palestiniens ont été tués, dont cinq enfants selon les secours palestiniens. Quatre des enfants se trouvaient à proximité d'une cabane sur une plage visée par les frappes. L'armée israélienne a indiqué mercredi soir qu'elle enquêtait sur la mort de ces quatre jeunes victimes. "Nous enquêtons consciencieusement sur l'incident en question", a indiqué l'armée dans un communiqué, qualifiant la mort des enfants de "tragique" tout en soulignant avoir visé des "terroristes du Hamas".

40.000 réservistes israéliens mobilisés

Israël avait affirmé mardi n'avoir "d'autre choix" que d'intensifier ses raids sur Gaza, après le rejet par le Hamas de la proposition égyptienne de cessez-le-feu. Le conflit a déjà causé la mort de plus de 200 Palestiniens et, pour la première fois mardi, d'un Israélien.

"Une solution diplomatique aurait été meilleure, c'est ce que nous avons essayé de faire lorsque nous avons accepté la proposition de trêve de l'Égypte. Mais le Hamas ne nous a pas laissé d'autre choix que d'étendre et d'intensifier notre campagne contre lui", a affirmé le Premier ministre Benjamin Netanyahu.

Israël n'a pas pour autant encore déclenché d'opération terrestre bien que l'armée ait ostensiblement déployé des troupes d'infanterie et des chars aux abords de Gaza, mobilisant 40.000 réservistes en vue d'une éventuelle invasion, une option qui risque d'être coûteuse en vies humaines.

Dialogue de sourds

Le Hamas, considéré par Israël, les Etats-Unis et l'Union européenne comme une "organisation terroriste", a expliqué son rejet de l'initiative égyptienne en affirmant n'en avoir eu connaissance que par les médias.

Pour ce mouvement, aucune trêve n'est envisageable sans un accord global sur la fin du blocus de Gaza en place depuis 2006, l'ouverture du poste-frontière avec l'Égypte et la libération de détenus.

Dans la journée de mardi, plus de 100 roquettes et obus ont encore atteint Israël, dont l'une a visé la région de Haïfa, à 160 km au nord de Gaza. En huit jours, 960 projectiles ont touché Israël selon l'armée.

|||L'ESSENTIEL

• L'opération "Bordure protectrice" est entrée dans son 9e jour, mercredi.

• Israël a appelé mercredi 100.000 habitants de Gaza à évacuer leur domicile, avant d'intensifier ses bombardements contre le Hamas palestinien.

• De nouveaux morts sont à déplorer côté palestinien, mercredi, dont cinq enfants.

S. C. & Jé. M. avec AFP