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Une centainre de civils tués en Irak en mars dans des bombardements américains

Un soldat irakien assis sur un Humvee, à l'est de Mossoul, le 10 janvier 2017. (Photo d'illustration)

Un soldat irakien assis sur un Humvee, à l'est de Mossoul, le 10 janvier 2017. (Photo d'illustration) - Un soldat irakien assis sur un Humvee, à l'est de Mossoul, le 10 janvier 2017. (Photo d'illustration)

L'armée américaine a reconnu avoir tué 105 civils lors d'un bombardement en mars à Mossoul.

Au moins 105 civils ont été tués en mars lors d'un bombardement américain à Mossoul, deuxième ville d'Irak et dernier grand fief de Daesh dans le pays, rapporte l'AFP, relayant un rapport du Pentagone diffusé jeudi.

Le rapport d'enquête de l'armée américaine sur ce bombardement survenu le 17 mars a toutefois rejeté en grande partie la faute sur les jihadistes de Daesh, qui, explique-t-elle, avaient placé une grande quantité d'explosifs dans un bâtiment visé par la frappe aérienne. Au total, 101 civils se trouvaient dans l'immeuble en question et quatre à proximité.

Ni la coalition, ni les forces irakiennes n'étaient au courant que des civils ou des explosifs se trouvaient dans le bâtiment ciblé, a conclu le rapport rendu public jeudi.

La frappe a été déclenchée à la demande des autorités irakiennes, lorsque deux snipers de Daesh ont ouvert le feu sur les forces de sécurité.

L'immeuble s'est écroulé

"L'explosion secondaire a déclenché une faille rapide de la structure (du bâtiment) ce qui a tué les deux snipers de Daesh, 101 civils abrités aux étages inférieurs de l'immeuble et quatre civils dans une structure avoisinante à l'ouest", a expliqué le général Matt Isler, qui a supervisé l'enquête.

Trente-six civils supplémentaires qui étaient "connectés à la structures sont toujours portés disparus", a-t-il précisé.

Fin avril, le commandement de la coalition internationale antijihadiste avait déjà révélé avoir tué "involontairement" plusieurs centaines de victimes civiles en trois ans, en Irak et en Syrie. 

L.A., avec AFP