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Daesh: en Irak, huit membres d'une même famille encourent la peine de mort pour 370 exécutions

Lors de la reconquête des zones occupées par Daesh les soldats irakiens ont découvert de nombreux charniers

Lors de la reconquête des zones occupées par Daesh les soldats irakiens ont découvert de nombreux charniers - Marwan IBRAHIM / AFP

Ils ont avoué devant la justice irakienne avoir participé à l'arrestation et l'exécution de centaines de civils et militaires alors qu'ils étaient membres du groupe Daesh.

La justice irakienne a annoncé mercredi que huit Irakiens d'une même famille encourent la peine de mort, après avoir avoué leur participation dans l'exécution de 370 personnes alors qu'ils étaient dans les rangs du groupe Daesh.

Arrêtés, les huit hommes, qui risquent la pendaison en vertu de la loi antiterroriste irakienne, ont reconnu avoir pris part aux exécutions sommaires sur le site de Khasfa. Ce lieu abrite l'un des plus grands charniers d'Irak dans le nord du pays. Khasfa, le gouffre en arabe, creusé selon la légende locale par la chute d'une météorite, se trouve à environ 8 km au sud de Mossoul, ancienne "capitale" du "califat" auto-proclamé de Daesh en Irak.

Des témoins racontent que Daesh y conduisait ses victimes les yeux bandés et les mains liées dans le dos, les mettaient à genoux et leur tiraient une balle dans la tête avant de pousser les cadavres dans le trou.

Plus de 300 personnes déjà condamnées à mort

Dans un communiqué, le juge Abdel Sattar Bayraqdar, porte-parole du Conseil supérieur de la magistrature, indique que "les huit terroristes" en question "ont reconnu avoir participé au massacre" et à "l'exécution de 370 civils et membres des forces de sécurité et à l'arrestation de 400 personnes à Mossoul", ensuite emprisonnées dans les geôles du groupe jihadiste.

Plus de 300 personnes, dont une centaine de ressortissants étrangers, ont été condamnées à mort ou à la prison à vie en Irak pour avoir rejoint Daesh, selon des sources judiciaires. Bagdad a déclaré en décembre sa "victoire" contre le groupe jihadiste, qui a un temps tenu près d'un tiers du pays ainsi que de larges pans de la Syrie.

L.D., avec AFP