BFMTV

Daesh: 100 jihadistes étrangers voulant fuir la Syrie exécutés

Des combattants de Daesh en Syrie

Des combattants de Daesh en Syrie - Images de propagande Etat islamique - BFMTV

Le Financial Times affirme que pour surveiller les potentiels déserteurs, Daesh a créé une police militaire. Début décembre, BFMTV assurait que plusieurs français partis en Syrie avaient pris contact avec un avocat spécialiste des questions de terrorisme pour regagner l'Hexagone.

Le groupe jihadiste Daesh ou Etat islamique (EI) a exécuté 100 de ses combattants étrangers qui tentaient de quitter la ville syrienne de Raqqa au nord du pays, a affirmé samedi dans le Financial Times un activiste opposé au régime syrien et à Daesh. Ce militant qui témoignait sous couvert de l'anonymat et que le quotidien dit "bien connaître" affirme "avoir vérifié ces 100 exécutions" jihadistes étrangers tentant de fuir les combats.

Une police militaire créée par Daesh

Selon des membres du groupe Etat islamique à Raqqa, une police militaire a été créée pour s'occuper des combattants étrangers tentant de déserter les combats, donnant lieu à des dizaines de fouilles de domiciles des combattants et à autant d'arrestations.

La presse britannique affirmait mi-octobre que cinq Britanniques, trois Français, deux Allemands et deux Belges, qui voulaient rentrer dans leur pays d'origine après s'être plaints de combattre des groupes rebelles plutôt que les forces du régime de Bachar Al-Assad, avaient été faits prisonniers par le groupe EI.

Au total, entre 30 et 50 Britanniques souhaiteraient rentrer mais craignent d'être emprisonnés à leur arrivée, évaluaient également mi-octobre des chercheurs du King's College de Londres qui avaient été contactés par l'un d'entre eux affirmant parler au nom des autres.

Des Français veulent rentrer mais...

Derrière les images de propagande, la désillusion frappe certains Français partis en Syrie gonfler les rangs de Daesh. Plusieurs jeunes recrues - dont BFMTV racontait le quotidien il y a peu - cherchent même à rentrer. Et certains ont contacté des avocats spécialistes des questions de terrorisme.

Mais le retour est souvent difficile: "La première difficulté rencontrée par ces gens c’est qu’ils appartiennent à des groupes qui ne les laissent pas partir", pointe Martin Pradel. "Autre difficulté, ils sont dans une situation administrative délicate, leurs passeports leurs ont souvent été retirés à leur arrivée sur place. Enfin, quand ils vont rentrer en France, s’ils ne sont pas en mesure de s’expliquer, de justifier leur passage en Syrie puis leur revirement, ils devront faire faire face à la justice française". 

Depuis 2012, seulement 200 jihadistes français, sur plusieurs milliers, ont réussi à regagner la France.

Plusieurs chefs de Daesh tués par la coalition?

Depuis le lancement en août de la campagne de frappes aériennes menée par la coalition formée par les Etats-Unis, le groupe jihadiste a perdu du terrain et vu le nombre de ses membres tués augmenter notablement. Cette semaine, le Pentagone a affirmé que plusieurs chefs du groupe EI en Irak avaient été tués par les frappes aériennes de la coalition.

En 40 jours, entre octobre et novembre, quelque 2.000 raids ont fait plus de 500 morts, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), une ONG qui dispose d'un réseau de militants et sources médicales sur le terrain.

S.A. avec AFP