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Afghanistan: qui sont les deux otages français libérés?

L'otage français libéré lundi Pierre Borghi

L'otage français libéré lundi Pierre Borghi - -

PORTRAITS - Deux Français, retenus en otage plusieurs semaines en Afghanistan, ont été libérés lundi. Des otages que l'on nous avait cachés pour des raisons de sécurité.

Ils étaient inconnus il y a encore quelques heures. Les Français Pierre Borghi et Charles Ballar ont été libérés lundi après respectivement quatre et deux mois de captivité en Afghanistan. Qui sont ces ex-otages, quelle est leur histoire?

> Pierre Borghi, un ancien humanitaire

Le premier, Pierre Borghi est un ancien humanitaire de l'ONG française Solidarités International, présente en Afghanistan. Le jeune homme de 29 ans était revenu à Kaboul en solitaire à la fin de l’automne dernier pour réaliser un reportage photos. Il a été kidnappé le 28 novembre, sur les bords du lac Qargha, un site très prisé des expatriés.

Les lieux de sa détention ont changé à plusieurs reprises, jusqu’au jour où le photographe amateur réussit à prendre la fuite. Il aura marché pendant des heures, seul avant de tomber sur les autorités afghanes à une soixantaine de kilomètres à l’Ouest de Kaboul.

"Nos gardes l'ont retrouvé près d'un de nos postes de sécurité à Maydan Shar dimanche soir. Apparemment, il avait échappé à ses ravisseurs. Nous l'avons ramené à Kaboul", a raconté Shoaib Sharifi, le directeur de la Force de protection publique afghane.

> Charles Ballard, directeur financier d'Acted

L’autre otage, c’est le directeur financier d’Acted, une association humanitaire créée en 1993. Charles Ballard est âgé de 28 ans. Il a été enlevé le 27 janvier en plein centre de Kaboul par quatre hommes armés de kalachnikovs.

Il a été libéré le 7 avril dans la capitale afghane, avec le soutien des services français.

Les deux rapts, survenus à deux mois d'intervalle, n'étaient pas liés, pas plus que les deux libérations, pourtant survenues à moins de vingt-quatre heures l'une de l'autre, ont expliqué des connaisseurs du dossier.

M.G. et Igor Sahiri