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Migrants: Canberra qualifie le rapport d'Amnesty International de "calomnie"

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Le gouvernement australien a affirmé ce jeudi qu'il ne se laisserait pas intimider par un rapport d'Amnesty International l'accusant d'avoir payé des passeurs pour refouler des demandeurs d'asiles, et qui relève pour Canberra de la pure "calomnie".

Dans ce rapport publié ce mercredi, l'organisation évoque deux incidents précis, survenus en mai et en juillet, au cours desquels des membres des autorités australiennes auraient versé de l'argent aux équipages de bateaux transportant des migrants pour qu'ils quittent les eaux australiennes. "Tout indique que les autorités australiennes ont commis un crime transnational en dirigeant de facto une opération de trafic humain, en payant l'équipage du bateau et en lui indiquant explicitement que faire et où se rendre en Indonésie", a dénoncé Amnesty International.

Le ministre australien de l'Immigration, Peter Dutton, a fermement rejeté ce rapport -qui fait suite à de précédentes accusations de versement d'argent- qui relève selon lui de la "calomnie", et affirmé qu'il ne changerait rien à la politique de son pays.

Peter Dutton a qualifié de "honte" les accusations d'Amnesty. "Nous n'allons pas nous laisser intimider (...), parce que des gens se noient en mer et que nos centres de rétention se remplissent", a-t-il déclaré le ministre. L'Australie mène une politique d'immigration extrêmement restrictive depuis que le gouvernement a lancé en 2013 l'opération "Frontières souveraines" pour décourager les réfugiés d'arriver par la mer en Australie.

La marine intercepte les bateaux transportant des migrants et les renvoie vers leur point de transit, souvent l'Indonésie. Les migrants qui parviennent à gagner les rives de l'Australie sont, eux, placés dans des camps de rétention sur l'île de Manus, en Papouasie-Nouvelle Guinée, ou sur l'île de Nauru, dans l'océan Pacifique. Canberra affirme que cette politique de fermeté permet de sauver des vies.

la rédaction avec AFP