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Merkel et Macron pressent l'Union européenne de se préparer à une prochaine pandémie 

Angela Merkel et Emmanuel Macron à Bruxelles en février 2020.

Angela Merkel et Emmanuel Macron à Bruxelles en février 2020. - LUDOVIC MARIN / AFP

La réponse de l'Union européenne face au coronavirus a "soulevé des questions" sur le niveau de préparation et souligné le besoin d'une approche à l'échelle de l'Europe, estiment plusieurs dirigeants européens dans une lettre adressée à la présidente de la Commission européenne.

Plusieurs dirigeants européens dont le président français Emmanuel Macron et la chancelière allemande Angela Merkel, estimant que l'Union européenne n'avait pas été à la hauteur face au Covid-19, ont demandé mardi à l'UE que soient étudiés les moyens de mieux se préparer à la prochaine pandémie.

La réponse chaotique face au nouveau coronavirus, qui a officiellement fait 184.256 dans l'UE, a "soulevé des questions" sur le niveau de préparation, et souligné le besoin d'une approche à l'échelle de l'Europe, singulièrement alors qu'il est question d'une deuxième vague de la pandémie, analysent-ils dans une lettre à la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen, qui accompagne un document d'orientation.

Pour une meilleure coordination européenne

"Nous espérons que le document peut servir d'inspiration à de futures discussions fructueuses au niveau européen pour s'assurer que l'UE est préparée à de futures pandémies", écrivent-ils.

Avec Emmanuel Macron et Angela Merkel, le Polonais Mateusz Morawiecki, l'Espagnol Pedro Sanchez, la Belge Sophie Wilmes et la Danoise Mette Frederiksen ont signé cette lettre.

Le texte souligne le manque de matériel médical auquel ont été confrontés les Européens. "Comprendre les insuffisances est essentiel", insistent les signataires. 

Ils demandent également une meilleure coordination de la collecte et du traitement des données, afin que les chiffres soient comparables d'un Etat à l'autre. Les chefs d'Etat et de gouvernement des 27 Etats membres de l'UE doivent tenir le 19 juin une réunion virtuelle pour discuter des suites de la pandémie.

Jeanne Bulant avec AFP