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Manger des pommes réduirait le risque de fracture

Préférer une pomme à un biscuit en cas de petite faim est non seulement souhaitable pour éviter le surpoids mais pourrait aussi réduire le risque de fractures, selon une étude publiée par l'American Journal of Clinical Nutrition. /Photo prise le 10 octobr

Préférer une pomme à un biscuit en cas de petite faim est non seulement souhaitable pour éviter le surpoids mais pourrait aussi réduire le risque de fractures, selon une étude publiée par l'American Journal of Clinical Nutrition. /Photo prise le 10 octobr - -

NEW YORK (Reuters) - Préférer une pomme à un biscuit en cas de petite faim est non seulement souhaitable pour éviter le surpoids mais pourrait aussi...

NEW YORK (Reuters) - Préférer une pomme à un biscuit en cas de petite faim est non seulement souhaitable pour éviter le surpoids mais pourrait aussi réduire le risque de fractures, selon une étude publiée par l'American Journal of Clinical Nutrition.

L'enquête conduite par Lisa Langsetmo et son équipe de l'université McGill de Montréal, au Canada, auprès de 3.539 femmes ménopausées et 1.649 hommes âgés de cinquante ans et plus révèle que les femmes âgées ayant mangé beaucoup de fruits et légumes dans leur vie sont moins sujettes à des fractures.

"Des enquêtes précédentes ont démontré un lien entre les habitudes diététiques et le risque de problèmes de santé, mais on comprend mal la relation entre ces habitudes et la fragilité du squelette", écrit Lisa Langsetmo.

Les chercheurs se sont concentrés sur la relation entre le risque de fractures osseuses et la "densité nutritionnelle" (qui calcule la teneur des aliments en minéraux et micronutriments en fonction de leur apport calorique). Fruits et légumes présentent une densité nutritionnelle élevée; desserts et biscuits une densité nutritionnelle basse.

D'après les conclusions de l'étude, augmenter de 40% la part des aliments à forte densité nutritionnelle dans ses apports caloriques journaliers réduit de 14%, chez les femmes, le risque de fracture d'un os dans les dix ans à venir.

Ce constat demeure inchangé si on prend compte d'autres facteurs, comme la masse corporelle, la densité osseuse, les apports en calcium et vitamines D ou encore la consommation ou non de tabac.

Chez les hommes, les conclusions sont moins significatives.

Lisa Langsetmo a souligné que l'étude ne prouvait pas l'existence d'un lien irréfutable, mais qu'elle tendait à montrer que manger des fruits et légumes est bénéfique pour la solidité du squelette.

Amy Norton; Henri-Pierre André pour le service français