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Mandela: « On va rendre hommage à notre héros », dit Steve sur RMC

Des milliers de Sud Africains tiennent à rendre hommage à Nelson Mandela.

Des milliers de Sud Africains tiennent à rendre hommage à Nelson Mandela. - -

Parmi les milliers d'anonymes qui espèrent assister aux funérailles du premier président noir d'Afrique du Sud, Zoé, a « l'impression d'avoir perdu son propre père ».

100 000 personnes attendues au FNB Stadium de Soweto pour l'hommage à Nelson Mandela, ce mardi en Afrique du Sud. Parmi eux 91 dirigeants étrangers mais aussi de nombreux anonymes.

Des milliers de personnes sont parties très tôt dans la nuit pour tenter d'y assister car aucune place n'est réservée: premier arrivé premier servi.

Parmi eux, Mpho, 35 ans, n'a pas hésité à sacrifier quelques heures de sommeil. « Le gouvernement et les organisateurs nous ont bien prévenus qu'il fallait prendre le train entre 5 heures et 8 heures du matin pour avoir une chance d'avoir une place », explique-t-il avant de justifier: « Mandela est tellement important pour nous et pour le monde entier ».

« Je suis né sous l'apartheid »

Avec son frère de 25 ans, Telphor, ils sont venus depuis la banlieue de Johannesbourg. Telphor souhaite exprimer sa reconnaissance envers son ancien président. « Il s'est battu pour son pays. Je pense que je lui dois au moins ça », estime le jeune homme. « En tant que noir Sud Africain, je suis né sous l'apartheid et maintenant que c'est terminé je dois lui montrer mon respect pour avoir fait de ce pays ce qu'il est aujourd'hui », conclut Telphor.

Venu lui aussi de la banlieue de Johannesbourg, Steven a pris une journée de repos pour se rendre au stadium. « Je fais partie d'un syndicat et on y va avec tous les camarades. On va rendre un dernier hommage à notre héros, Nelson Mandela. Pour tout ce qu'il a fait pour nous, il a joué un rôle capital ».

« Il a transformé ce pays en une démocratie »

Steven est particulièrement reconnaissant du rôle politique qu'a joué Nelson Mandela: « Il a totalement changé la politique de l'Afrique du Sud et a transformé ce pays en une démocratie ».

Zoé, elle, a fait 300 kilomètres pour être présente. « Je veux être devant, je veux tout voir », détaille-t-elle. « J'ai besoin d'être là car j'ai l'impression d'avoir perdu mon propre père. Vu tout ce que Nelson Mandela a fait pour nous je ne pouvais pas être ailleurs qu'ici, ce n'était pas possible ».

La rédaction avec S. Collié