BFMTV

Les taliban revendiquent la tentative d'attentat aux Etats-Unis

Nettoyage des débris de la voiture piégée à Times Square, à Manhattan. Les taliban pakistanais ont revendiqué dimanche la tentative d'attentat déjouée samedi soir dans le centre de New York. /Photo prise le 2 mai 2010/REUTERS/Chip East

Nettoyage des débris de la voiture piégée à Times Square, à Manhattan. Les taliban pakistanais ont revendiqué dimanche la tentative d'attentat déjouée samedi soir dans le centre de New York. /Photo prise le 2 mai 2010/REUTERS/Chip East - -

DUBAI - Les taliban pakistanais ont revendiqué dimanche la tentative d'attentat déjouée samedi soir dans le centre de New York, rapporte un site...

par Michelle Nichols

NEW YORK (Reuters) - Les autorités américaines n'excluaient dimanche aucune piste après la découverte et la neutralisation d'une bombe samedi soir dans une voiture garée à Times Square, en plein coeur de New York.

Janet Napolitano, secrétaire à la Sécurité intérieure, a déclaré que le gouvernement américain prenait très au sérieux cet "attentat terroriste potentiel" déjoué à une heure où le célèbre quartier situé en plein Manhattan était bondé de touristes et de spectateurs se rendant au théâtre.

Dans un communiqué diffusé sur un site islamiste, les taliban pakistanais ont revendiqué cette tentative d'attentat pour, ont-ils dit, venger la mort le mois dernier de deux chefs d'Al Qaïda en Irak.

Mais le chef de la police new-yorkaise, le commissaire Raymond Kelly, a déclaré que ses enquêteurs n'avaient pas de preuve pour l'heure d'une implication des insurgés du Pakistan.

Il a ajouté qu'il n'y avait aucun moyen de déterminer encore si cette tentative d'attentat pouvait trouver son origine dans la politique internationale ou la politique intérieure des Etats-Unis.

Ray Kelly a précisé que des images de vidéo-surveillance avaient permis d'identifier un homme blanc âgé d'une quarantaine d'années qui a retiré une chemise noire, sous lequel il portait un vêtement rouge, à proximité du véhicule piégé, mais que rien n'indiquait qu'il y avait un lien entre les deux éléments.

TOUTES LES POSSIBILITÉS

L'engin explosif neutralisé par les policiers était fait de propane, d'essence et de feux d'artifice en guise de détonateur. Il contenait aussi des sacs d'une "substance inconnue" qui ressemble à de l'engrais, a ajouté le commissaire Kelly.

"Il ne s'agissait pas d'une fausse alerte. C'était vraiment conçu pour faire des victimes", a déclaré le chef des pompiers, Sal Cassano, ajoutant que si la bombe avait explosé, elle aurait pu souffler la façade d'un immeuble. Janet Napolitano a indiqué que la bombe n'avait pas l'air très sophistiquée.

New York est en état d'alerte depuis les attentats du 11 septembre 2001, lorsque deux avions détournés ont percuté les tours jumelles du World Trade Center, faisant plus de 2.600 morts.

La Maison blanche a dit "envisager toutes les possibilités, y compris qu'un groupe terroriste ait pu jouer un rôle", a déclaré son porte-parole Robert Gibbs.

Times Square a été évacuée, mais la plus grande partie a été rendue à la circulation des véhicules et des piétons dimanche peu après cinq heures du matin (09h00 GMT).

C'est un vendeur de T-shirts qui, vers 18h30 (22h30 GMT) a remarqué un "véhicule suspect, inoccupé" et prévenu un agent de la police montée, lequel a senti une odeur de poudre et vu de la fumée s'échappant d'orifices près de la banquette arrière, a expliqué le maire de New York Michael Bloomberg.

Le véhicule piégé, un Nissan Pathfinder vert sombre aux vitres teintées, immatriculé dans le Connecticut, était garé à l'angle de la 45e rue et de Broadway. Il a été placé sur un camion de dépannage, recouvert d'une bâche et évacué de Times Square avant 6 heures du matin (10h00 GMT).

Son moteur tournait toujours et ses feux de détresse clignotaient. La plaque minéralogique ne correspondait en fait pas au véhicule en question.

Les démineurs ont retiré et démantelé trois bonbonnes de propane, des feux d'artifice, deux bidons d'essence de 19 litres, deux horloges avec des piles dans chacune des horloges, des fils électriques et d'autres composants.

Le président Barack Obama, qui s'est entretenu par téléphone avec Michael Bloomberg, a salué "la rapidité" avec laquelle la police new-yorkaise a réagi samedi soir.

Avec Steve Eder, Clare Baldwin, Jonathan Spicer et Deepa Seetharaman à New York; Jeremy Pelofsky et Ross Colvin à Washington; Marine Pennetier, Eric Faye, Nicole Dupont et Jean-Stéphane Brosse pour le service français