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Les recherches de l'AF 447 vireraient au conflit d'experts

La troisième campagne de recherches de l'épave du vol AF 447 Rio-Paris dans l'Atlantique s'achèvera mardi sur un échec et une bataille d'experts, qui s'opposent sur la position de l'épave, selon Le Figaro, à paraître mardi. /Photo prise le 9 juin 2009/REU

La troisième campagne de recherches de l'épave du vol AF 447 Rio-Paris dans l'Atlantique s'achèvera mardi sur un échec et une bataille d'experts, qui s'opposent sur la position de l'épave, selon Le Figaro, à paraître mardi. /Photo prise le 9 juin 2009/REU - -

PARIS - La troisième campagne de recherches de l'épave du vol AF 447 Rio-Paris dans l'Atlantique s'achèvera mardi sur un échec et une bataille...

PARIS (Reuters) - La troisième campagne de recherches de l'épave du vol AF 447 Rio-Paris dans l'Atlantique s'achèvera mardi sur un échec et une bataille d'experts, écrit Le Figaro, à paraître mardi.

Selon le quotidien, la Marine nationale et le Bureau enquêtes et analyses (BEA) s'opposent en effet sur la position de l'épave.

Le ministère français de la Défense avait annoncé le 6 mai avoir défini, par une étude en laboratoire, une zone grande comme Paris, dont l'exploration par des robots sous-marins n'a rien donné pour le moment.

Mais une source proche du BEA, citée par Le Figaro, estime que l'armée a confondu les signaux de tests effectués sur des boîtes noires en Méditerranée avec ceux des boîtes noires de l'AF 447.

Elle aurait alors indiqué une zone qui n'était pas la bonne aux enquêteurs.

"Depuis, les relations du BEA qui dépend du ministère des Transports se seraient un peu refroidies avec le ministère de la Défense", écrit le quotidien.

Interrogée par le Figaro, l'armée n'a pas cette version des faits.

"Nous avons retiré certaines positions mais nous maintenons que certaines positions communiquées au BEA sont justes. Elles n'ont pas été explorées", dit une source au ministère de la Défense.

"Le BEA préfère dire que l'armée s'est trompée plutôt que de dire que l'on a perçu le signal des boites noires mais que l'on ne saura peut être jamais d'où il vient", ajoute-t-elle.

Les informations de l'armée avaient conduit le BEA à envoyer un navire spécialisé sur une zone située à 400 km au nord-ouest des îles brésiliennes de Sao Pedro et Sao Paulo, à l'écart d'un périmètre précédemment défini par une étude propre au BEA.

Seuls des débris, dont l'empennage de l'avion, ont été jusqu'ici repêchés, immédiatement après l'accident, ainsi qu'une cinquantaine de corps.

Le scénario de la catastrophe reste mystérieux et ne pourra être éclairci qu'en cas de découverte des "boîtes noires" - l'enregistreur de données de vol et celui des conversations du cockpit.

L'hypothèse d'une défaillance des sondes "Pitot" de mesure de vitesse équipant ce type d'Airbus a été émise en raison d'incidents précédents.

Gérard Bon, édité par Grégory Blachier