BFMTV

Les rebelles refusent de négocier le départ de Kadhafi

Le Conseil national libyen formé par les insurgés a rejeté l'offre d'un émissaire de Mouammar Kadhafi qui proposait des négociations sur le départ du dirigeant libyen. /Photo prise le 2 mars 2011/REUTERS/Ahmed Jadallah

Le Conseil national libyen formé par les insurgés a rejeté l'offre d'un émissaire de Mouammar Kadhafi qui proposait des négociations sur le départ du dirigeant libyen. /Photo prise le 2 mars 2011/REUTERS/Ahmed Jadallah - -

BENGHAZI, Libye (Reuters) - Un émissaire de Mouammar Kadhafi a contacté les rebelles de l'Est de la Libye pour proposer des négociations sur le...

BENGHAZI, Libye (Reuters) - Un émissaire de Mouammar Kadhafi a contacté les rebelles de l'Est de la Libye pour proposer des négociations sur le départ du dirigeant libyen, a déclaré mardi le porte-parole du Conseil national libyen formé par les insurgés.

Ce dernier a ajouté que l'offre de négociations avait été rejetée.

"Je confirme qu'un émissaire de Kadhafi est entré en contacts avec nous pour tenter de négocier le départ de Kadhafi. Nous avons rejeté cette proposition. Nous ne négocions pas avec quelqu'un qui a répandu le sang des Libyens et qui continue à le faire. Pourquoi devrions-nous faire confiance à ce type aujourd'hui?", a dit Moustafa Gheriani à Reuters.

Le régime libyen n'a jamais publiquement évoqué un possible départ de Mouammar Kadhafi. Dans des discours enflammés, ce dernier a même assuré qu'il se battrait jusqu'au bout contre la rébellion et qu'il ne quitterait jamais la Libye.

Le dirigeant libyen, qui se présente comme le guide d'une révolution, juge qu'à ce titre, il ne peut pas démissionner puisqu'il ne dispose d'aucun mandat officiel.

L'un de ses fils, Saadi Kadhafi, a déclaré à une chaîne de télévision arabe que la Libye sombrerait dans la guerre civile en cas de départ de son père.

Chef du Conseil national libyen formé par les insurgés à Benghazi, leur fief, Moustafa Abdeldjeïl a pour sa part déclaré à la chaîne de télévision Al Arabia: "Aujourd'hui, notre première exigence est qu'il annonce son départ et seulement après cela, les Libyens pourraient peut-être renoncer à le poursuivre pour ses crimes."

"Il y a des contacts indirects avec les Américains au niveau présidentiel", a-t-il ajouté sans plus de précisions.

Cité cette fois par Al Djazira, Moustafa Abdeldjeïl a jugé qu'il n'y avait "aucune chance pour que le pouvoir de Kadhafi sur la Libye perdure".

Un journaliste d'Al Djazira a fait état de discussions au sujet d'une médiation entreprise par un pays étranger pour garantir à Mouammar Kadhafi un retrait en toute sécurité.

Tom Pfeiffer, Bertrand Boucey pour le service français