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Les Etats-Unis vont rouvrir leurs portes aux réfugiés, 11 pays encore exclus

Des manifestants contre le décret anti-immigration de Donald Trump rassemblés à Washington le 18 octobre

Des manifestants contre le décret anti-immigration de Donald Trump rassemblés à Washington le 18 octobre - JIM WATSON, AFP/Archives

Selon des organisations s'occupant de réfugiés, les 11 pays exclus seraient l'Egypte, l'Iran, l'Irak, la Libye, le Mali, la Corée du Nord, la Somalie, le Soudan du Sud, le Soudan, la Syrie et le Yémen.

Les Etats-Unis vont de nouveau accepter des réfugiés après quatre mois d'une suspension très controversée, a annoncé mardi la Maison Blanche, à l'exception de ceux venant de 11 pays à "haut risque", la plupart à majorité musulmane.

Cette interdiction temporaire a fait l'objet d'une longue saga judiciaire depuis sa proclamation par Donald Trump dès son arrivée à la Maison Blanche en janvier, dans un décret qui fait encore polémique.

La Cour suprême avait finalement permis en juin sa mise en place partielle, qui devait notamment laisser le temps aux responsables des services migratoires américains de revoir les procédures et méthodes de vérifications des antécédents des voyageurs.

Ce passage en revue "a rendu notre nation plus sûre", est-il écrit dans le nouveau décret signé mardi par Donald Trump et relançant le système d'admission des réfugiés.

Le nouveau décret s'accompagne d'une coupe profonde dans le nombre d'admissions de réfugiés permises aux Etats-Unis pour l'an prochain.

Coupe profonde du nombre d'admissions

Le président démocrate Barack Obama avait fixé la limite à 110.000 réfugiés pour l'année fiscale 2017, qui s'est achevée le 30 septembre.

Dès son arrivée à la Maison Blanche, Donald Trump avait abaissé ce plafond à 53.000 tout en tentant d'introduire sa suspension du programme. Pour 2018, le républicain a encore abaissé ce nombre à 45.000.

Les responsables de l'administration Trump ont refusé d'énumérer les 11 pays encore exclus mais ont renvoyé à une liste datant de 2015, sous Barack Obama, qui désignait les pays dont les ressortissants devaient faire l'objet d'une enquête plus poussée.

Selon des organisations s'occupant de réfugiés, il s'agirait de l'Egypte, l'Iran, l'Irak, la Libye, le Mali, la Corée du Nord, la Somalie, le Soudan du Sud, le Soudan, la Syrie et le Yémen.

Tous, à l'exception de la Corée du Nord, sont des pays à majorité musulmane et c'est de là que provenaient près de la moitié des réfugiés acceptés en 2017: sur 53.716 personnes, 22.150 venaient de Syrie, d'Irak, d'Iran et de Somalie.

La rédaction avec AFP