BFMTV

Les Etats-Unis nient avoir demandé à l'Equateur de couper la connexion internet de Julian Assange

Le fondateur de Wikileaks lors d'une vidéo-conférence le 21 août 2015 lors des journées d'été des écologistes.

Le fondateur de Wikileaks lors d'une vidéo-conférence le 21 août 2015 lors des journées d'été des écologistes. - PHILIPPE HUGUEN / AFP

Le torchon brûle à nouveau entre Wikileaks et l'administration américaine, les premiers accusant les seconds d'avoir coupé la connexion internet de Julian Assange pour éviter une publication compromettante pour Hillary Clinton.

La diplomatie américaine a démenti avec force ce 18 octobre des allégations lancées par Wikileaks selon lesquelles le secrétaire d'Etat John Kerry aurait demandé à l'Equateur de couper la connexion internet de Julian Assange, réfugié depuis juin 2012 à l'ambassade de Quito à Londres.

Dans une série de tweets entre lundi soir et mardi matin, le groupe Wikileaks a accusé l'Equateur d'avoir interrompu la connexion internet de son fondateur, Julian Assange, puis a directement accusé John Kerry d'être intervenu, citant de "multiples sources américaines". Selon Wikileaks, cette implication au plus haut niveau de la diplomatie américaine serait liée aux récentes publications du site visant la candidate démocrate à la Maison Blanche Hillary Clinton.

Wikileaks accuse l'administration américaine d'empêcher la publication de nouveaux documents ayant trait à Hillary Clinton

"Même si nous sommes depuis longtemps préoccupés par Wikileaks, tout ce qui laisserait penser que le secrétaire d'Etat Kerry ou le département d'Etat seraient impliqués dans la fermeture (de la connexion internet du fondateur) de Wikileaks est faux", a démenti le porte-parole de la diplomatie américaine John Kirby, dans un communiqué. 

D'après un tweet de Wikileaks, John Kerry serait intervenu pour empêcher Julian Assange "de rendre publics des documents de Mme Clinton durant les négociations de paix entre la Colombie et les Farc", sans plus de précisions. Précédemment, Wikileaks avait publié samedi trois discours (dont l'authenticité n'a pas été contestée par la candidate) rémunérés de l'ancienne secrétaire d'Etat, Mme Clinton, payés par la banque Goldman Sachs, mettant en lumière ses liens avec Wall Street.

R.V. avec AFP