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Les dirigeants du Proche-Orient réunis autour de Barack Obama

Le président égyptien Hosni Moubarak, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, le président américain Barack Obama, le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas et le roi Abdallah II de Jordanie (de gauche à droite). Barack Obama a pres

Le président égyptien Hosni Moubarak, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, le président américain Barack Obama, le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas et le roi Abdallah II de Jordanie (de gauche à droite). Barack Obama a pres - -

Par Matt Spetalnick et Jeffrey Heller WASHINGTON (Reuters) - Le président américain Barack Obama a pressé mercredi les dirigeants israélien et...

Par Matt Spetalnick et Jeffrey Heller

WASHINGTON (Reuters) - Le président américain Barack Obama a pressé mercredi les dirigeants israélien et palestinien, réunis autour de lui à Washington, de ne pas laisser passer la chance de conclure la paix.

Mais après une deuxième attaque en deux jours contre des colons juifs en Cisjordanie et une situation de blocage sur la question des colonies, Obama a reconnu le scepticisme de "certaines parties" et déclaré qu'il n'avait pas d'illusions sur la difficulté de la tâche.

Obama s'est avancé sur l'estrade dressée dans le hall de la Maison blanche, encadré par le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas, le roi Abdallah II de Jordanie et le président égyptien Hosni Moubarak.

Netanyahu et Abbas se sont serré la main et ont assuré de leur volonté de s'engager dans la relance du processus de paix initiée par Washington. L'objectif de la Maison blanche est de conclure d'ici un an un accord de paix prévoyant la création d'un Etat palestinien.

"Comme je l'ai dit à chacun d'eux aujourd'hui, cette occasion ne se représentera peut-être pas avant longtemps. Ils ne peuvent pas se permettre de la laisser passer", avait peu avant déclaré Obama, après s'être entretenu séparément avec Netanyahu et Abbas.

OBSTACLE DES COLONIES

Le principal obstacle est le refus israélien de prolonger le gel partiel des colonies juives de Cisjordanie. Abbas a menacé de se retirer des pourparlers, qui s'ouvrent formellement jeudi, si les constructions reprenaient après l'expiration du moratoire en vigueur, le 26 septembre.

Dans une déclaration conciliante avant le dîner des dirigeants, Netanyahu a appelé Abbas "(son) partenaire dans la paix", et s'est engagé à chercher à mettre fin au conflit "une bonne fois pour toutes".

Il a également souligné l'importance que revêtent pour l'Etat juif les garanties de sécurité d'un futur accord. Pour Netanyahu, le futur Etat palestinien devra être démilitarisé afin qu'il ne devienne pas "une enclave terroriste financée par l'Iran".

Mahmoud Abbas a quant à lui renouvelé son appel au gel de l'ensemble des activités de colonisation dans les territoires occupés, et souligné qu'il était temps de conclure la paix et de créer un Etat palestinien.

Abbas a estimé mercredi possible de conclure un accord de paix avec l'Etat d'Israël dans un délai d'un an, et condamné les récentes attaques contre des colons juifs en Cisjordanie.

Ces attaques, revendiquées par la branche armée du Hamas, risquent de durcir la position de Benjamin Netanyahu lors des pourparlers. Son gouvernement de coalition dépend fortement de partis pro-colonisation.

Abbas, politiquement affaibli par le clivage entre Palestiniens qui découle de la prise de la bande de Gaza par le Hamas en 2007, risque de voir son image écornée s'il poursuit les négociations alors que la colonisation reprend en Cisjordanie.

Selon les services du Premier ministre israélien, ce dernier a déclaré mardi à la secrétaire d'Etat Hillary Clinton que la décision de son gouvernement de ne pas renouveler le moratoire était toujours valable.

Le roi Abdallah II et Hosni Moubarak, chefs d'Etat des deux seuls pays arabes à avoir signé un traité de paix avec Israël, étaient présents pour aider à atteindre l'objectif d'une paix régionale.

Le souverain jordanien a fait valoir à Netanyahu le bénéfice potentiel pour Israël d'une normalisation des liens avec le monde musulman en cas de paix avec les Palestiniens.

Moubarak a quant à lui appuyé la demande d'Abbas sur le gel des colonies, et directement enjoint le Premier ministre israélien d'honorer ses engagements en faveur de la paix.

Avec Ross Colvin, Steve Holland, Jeff Mason et Alister Bull. Gregory Schwartz pour le service français

REUTERS