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Le Trésor américain affirme que Vladimir Poutine est "corrompu"

Le président russe Vladimir Poutine lors d'un entretien avec son homologue grec, dans sa résidence de Novo-Ogaryovo, près de Moscou, le 15 janvier 2016

Le président russe Vladimir Poutine lors d'un entretien avec son homologue grec, dans sa résidence de Novo-Ogaryovo, près de Moscou, le 15 janvier 2016 - IVAN SEKRETAREV, POOL/AFP/Archives

Un haut responsable du Trésor américain a affirmé que le président russe Vladimir Poutine était "corrompu", dans un reportage que la BBC devait diffuser lundi soir. "Nous l'avons vu enrichir ses amis, ses proches alliés, et marginaliser ceux qu'il ne considère pas comme ses amis en utilisant les ressources de l'Etat", a déclaré Adam Szubin, sous-secrétaire au Trésor en charge de la lutte contre le terrorisme, à l'émission Panorama, qui a publié des extraits en amont.

"Que ce soit la richesse énergétique de la Russie ou d'autres contrats publics, il les distribue à ceux dont il pense qu'ils vont le servir au détriment des autres. Pour moi, c'est précisément ce qu'on appelle de la corruption", a-t-il ajouté.

Alors que plusieurs proches de Vladimir Poutine sont déjà sous le coup de sanctions décidées par Washington en 2014, c'est la première fois selon la BBC que l'administration américaine accuse le président en des termes aussi explicites.

Adam Szubin n'a pas voulu commenter un rapport secret de la CIA mentionné par la BBC et qui, en 2007, avait estimé la fortune de M. Poutine à environ 40 milliards de dollars. Mais il a souligné que le président russe se constituait un patrimoine secret "depuis de nombreuses années".

"Il toucherait un salaire d'Etat d'environ 110.000 dollars par an. Cela ne correspond pas à sa vraie situation financière et il a une longue expérience de maquillage de l'état réel de ses finances", a insisté Adam Szubin.

Un porte-parole du président russe, interrogé par le média britannique, a déclaré qu'aucune de ses accusations ne méritait de commentaire de sa part "puisqu'elles ne sont que pure fiction".

la rédaction avec AFP