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Le pape François à la rencontre des Américains les plus démunis

En visite aux Etats-Unis, le pape François a insisté pour rencontrer les plus pauvres citoyens de ce pays très inégalitaire.

C'est la première fois que le pape François se rend aux Etats-Unis. Ce mercredi, le souverain pontife va y partager un repas avec 300 SDF, en pleine rue. C'est même lui qui a insisté pour rencontrer les plus démunis de capitale du pays le plus riche du monde.

Le pape François a posé pour la première fois les pieds aux Etats-Unis ce mardi, pour une visite historique de six jours. Il a prévu de rencontrer des immigrés, des sans-logis, des détenus. Il doit également présider à New York une cérémonie oecuménique sur le site du World Trade Center, contre le terrorisme et pour le respect entre religions.

"Nous sommes les Etats-Unis et nous avons un des taux de pauvreté les plus élevés du monde. Ça ne peut pas durer comme ça", a déploré John Collins auprès de BFMTV. Cet intendant auprès de l'association Catholic Charities, qui organise le repas dans la rue, estime que "le pape doit aider à faire passer le message que c'est une situation qui mérite toute notre attention. C'est un pape qui n'a pas hésité à dénoncer le système capitaliste comme étant foncièrement porteur d'injustice", a-t-il rappelé.

L'admiration de Barack Obama

Pour le père John Enzler, président de l'association, la critique s'adresse d'abord aux États-Unis. "Nous sommes un pays très riche, mais aussi un pays très pauvre pour certains. Quand Mère Teresa est venue ici elle a dit: 'la pauvreté de l'Amérique c'est son matérialisme'", a cité l'homme d'église.

Ce mercredi, le pape a réclamé un changement de système pour un "développement durable et intégral" qui inclut les millions d'exclus dans le monde.

"Il est encore temps d'opérer les changements qui s'imposent en vue d'un développement durable et intégral. Un tel changement exige de notre part que, de manière sérieuse et responsable, nous prenions en considération (...) les millions de personnes vivant dans un système qui les a marginalisés", a dit le pape.

Barack Obama, qui ne cache pas son admiration pour ce jésuite argentin, dont il a loué la clairvoyance et l'humilité, compte sur son soutien pour deux chantiers-clés: Cuba et le climat, à moins de 500 jours de la fin de son second mandat à la présidence des Etats-Unis. Lors de sa rencontre au Vatican avec le pape, le président américain avait raconté avoir été touché par sa "compassion" à l'égard "des pauvres, des exclus, des oubliés".

A. D. avec Jean-Bernard Cadie et Benoit Durand-Kriegel